‹ L'Art français au temps de Richelieu et de Mazarin (volume 2)Chapitre 171 sur 181 · GuiLLET DE Saint-Georoes, I, p · texte numérisé non relu

GuiLLET DE Saint-Georoes, I, p

qu'il se présenta devant elle, avait songé, paraît-il, à le dispenser du morceau de réception, « connaissant sa capacité », mais on craignit de créer ainsi un précédent fâcheux *. A vrai dire, l'Académie faisait trop d'honneur à Le Gendre, en le recevant avec une distinction particulière; par ce que nous connaissons de lui, cet artiste appartient à la moyenne. Encore un membre de la maîtrise, Laurent Ma gnier, mais lui non plus ne resta pas impénitent *. Fils d'un juré de la corporation, il fit ses premières études sous son père, puis alla s'établir à Rome de 1638 et 1643 et « s'y attacha à l'antique ». A partir de 1643, il fut occupé un peu partout; en J648, il fit pour la grand'chambre du Parlement de Rennes toutes les sculptures en bois du plafond ; il travailla, seul ou avec Le Gendre % à la décoration de la chambre du Roi (deux figures de Renommée grandes comme nature tenant les armes du souverain), du cabinet de la reine mère (deux enfants en bois tenant des festons de fleurs). Il sculpta aussi des statues de pierre pour les églises ^ et, à partir de 1660, il fît à Versailles des travaux « dont le nombre est remarquable ». Comme l'écrit naïvement Guillet : « Si on n'avait pas eu de l'estime pour son talent, on ne l'aurait pas employé pendant une longue suite d'années pour des monastères célèbres, pour toutes les maisons royales

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