‹ L'Art français au temps de Richelieu et de Mazarin (volume 2)Chapitre 95 sur 181 · Relation, p. H · texte numérisé non relu

Relation, p. H

l'académie de peinture et sculpture. 177

avant faire droit. Il décidait que les peintres et les sculpteurs du roi et de la reine seraient appelés devant la Cour, pour prendre communication du procès, « y déduire leurs intérêts, bailler contredits,... pour, ce fait et rapport communiqué au procureur général, estre ordonné ce qu'il appartiendra, despens réservés » *.

Voilà sur quoi s'émurent les artistes « indépendants ». Y avait-il contre eux menace aussi directe qu'on le penserait en lisant sans préparation la sentence? Non sans doute. D'abord, le Parlement, en adjugeant le profit du défaut aux jui^s, dont les adversaires n'avaient pas comparu, ne faisait que se conformer aux règles ordinaires de la procédure; de plus, il se gardait même de rien préjuger; il se bornait à ordonner la communication des pièces. L'affaire pouvait durer longtemps encore. Une sorte de transaction, un visa des brevets de retenue déjà délivrés, la limitation de leur nombre dans l'avenir, rien bien entendu de général ni de définitif, voilà l'hypothèse probable, autant que les hypothèses sont permises *.

1. Je donne la requête et l'arrêt d'après la Relation. Car j'ai pu constater qu'elle est très exacte sur ce point, en la comparant avec le Registre du Parlement (Arch. nation. X'", 2238. Conseil, 31 août). La procédure avait en effet duré longtemps : la plupart des autres sentences contenues dans les deux registres d'août 1647 font droit à des requêtes présentées dans le cours de cette môme année. Quant au « dénombrement des actes », il n'a pas de quoi « estonner » ceux qui sont le moins du monde au courant de la marche des procès .

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