Statuts, ordonnancent p
l'académie de peinture et sculpture. 185
Mais pourquoi l'Académie avait-elle consenti à un pareil rapprochement? Ses historiographes éprouvent ici quelque embarras, car si elle s'unissait à ces maîtres « vils », c'est donc qu'elle ne les jugeait pas si méprisables, et ainsi tombe une partie des arguments en faveur de la fondation. Testelin donne trois raisons : attirer à soi quelques-uns des maîtres les plus honorables qui, par délicatesse sans, doute, tenaient pour la corporation ; obtenir la mainlevée de l'opposition des jurés aux lettres patentes dç 1648 ; améliorer la maîtrise elle-même, a purger facilement les corruptions qui s'étaient glissées dans la maîtrise » *.
L'effet répondit mal aux prévisions. Les difficultés reparurent très vite et tout devint prétexte à récriminations. Quant à décider de quel côté furent les torts principaux, nous ne l'essayerons pas, car les documents nous manquent. Nous nous garderons en tout cas de suivre à la lettre la Relation ou même les Procès-verbaux, Le sentiment le plus élémentaire de la critique historique empêche d'y ajouter foi, on le comprend de reste. Ils pourraient tout au plus révéler la mauvaise volonté de l'Académie, la résistance constante de Le Brun à l'idée de jonction, la conversion de Charles Errard à ses sentiments. Au fond, les Académiciens finirent sans doute par craindre de se trouver débordés, car les maîtres formaient la majorité. Certainement bien