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Après deux ans de lutte, les choses allaient changer tout à coup. A cette époque féconde en revirements, l'Acadéuiie et la maîtrise eurent, elles aussi, presque au même moment que les deux Frondes, leur édit d'union.
Si l'on doit en croire les procès-verbaux, les maîtres demandèrent les premiers à conférer avec l'Académie (le A février 1651), et des deux parts on rédigea des articles d'accommodement'. Les négociations, auxquelles présida surtout Charles Errard, durèrent longtemps, à travers mille difficultés. On se résolut enfin à prendre pour arbitre un conseiller au Parlement, M. Hervé, et le 5 août 16ol, l'accord dont il avait fixé les termes reçut enfin l'adhésion des deux corps jusque-là rivaux '. Le 24, ils se réunissaient dans la salle des Antiques au Louvre, nommaient recteurs deux jurés, Poërson et Lubin Baugin, à la place de Yan Opstal et de La Hire, qui avaient démissionné, puis le 2 septembre, désignaient comme anciens Vignon etBuysler, au lieu de Charles Errard et de Le Brun. Tout semblait ainsi terminé, et le procès-verbal du même jour porte 36 signatures, dont 21 environ appartiennent à des maîtres. Du reste, le régime nouveau avait quelque chose d'assez singulier. Les deux corps conservaient chacun leur organisation propre, leurs privilèges spéciaux, leurs statuts : il y avait des maîtres et des académisles, sorte d'État fédératif.