‹ L'art héraldiqueChapitre 115 sur 150 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Sur d'autres, le revers offre une croix fleurdelisée.

Les plumassiers avaient aussi sur leurs méreaux une crosse flanquée de deux fleurs de lis dans un double grénetis renfermant un zigzag.

Au moyen âge, dans certaines foires, des méreaux étaient délivrés par les receveurs des seigneurs aux marchands étalagistes, en signe d'acquit du droit d'exposition de leurs marchandises, et on s'en servait aussi pour constater le payement d'autres impôts. Naturellement, les méreaux fiscaux portaient aussi au revers les armoiries du seigneur; à Paris, on s'en servait fréquemment. On en voit du xv siècle qui montrent le vaisseau parisien avec son mât sommé d'une croix et flanqué de deux fleurs de lis surmontées, Tune de quatre perles, l'autre du chiffre r. A plus forte raison les officiers de la maison du roi, c'est-à-dire les chefs des services de la panneterie, de l'échansonnerie, de la cuisine, de la fruiterie, de la fourrière et de l'écurie, avaient à leur disposition des méreaux de plomb dont ils se servaient pour requérir tout ce qui était nécessaire à l'entretien de la maison du roi.

Et tous ces méreaux étaient fleurdelisés, ainsi que ceux des officiers de la maison de la reine.

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