‹ L'art héraldiqueChapitre 17 sur 150 · CHAPITRE PREMIER. j · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. j

Couvrant les lettres D A I 7 elle est posée en bande. Couvrant les lettres E A H, elle est posée en barre. Et on verra, lorsque nous en serons à nous occuper de plusieurs pièces à la fois, qu'on peut toujours indiquer leur situation de la même façon, ce qui est d'ailleurs indispensable.

Supposons qu'on ait trois roses dans ses armes, ou quatre angennes; si elles sont posées de façon à couvrir les lettres BAC, c'est-à-dire l'une au-dessus de l'autre, en eût-ou même cinq, six, dix, toutes ces pièces sont en pal ; si elles couvrent D A I, elles sont en bande, etc. Voici des armes : de sinople, à 3 canettes d'argent en bande.

Quelquefois il y a confusion entre l'objet qu'on veut désigner et sa place; s'il s'agit, par exemple, de clefs, trois clefs posées en bande, on peut se demander si chaque clef est elle-même posée en bande, ou s'il s'agit des trois.

Or chaque clef peut être posée en pal, c'est-à-dire debout, et les trois ainsi dressées sont dites ensuite rangées en bande.

Il ne faut donc pas confondre la position de chaque pièce avec la position résultant du groupement de plusieurs pièces : neuf besants, neuf anneaux, etc., se posent d'ordinaire 3, 3, 3, et dans ce cas il n'est pas

7rJ ! •

Fig. + a.

nécessaire de l'indiquer, c'est ce qu'on appelle posé en bannière : de gueules, à neuf annelets d'argent (fig. 41). L'usage, l'habitude, donnent vite le moyen de bien

préciser; mais le plus simple, lorsqu'il s'agit de pièces pouvant faire confusion, est d'employer le mot posées pour désigner chaque pièce et rangées pour indiquer leur place sur l'écu.

Passons aux pièces honorables diminuées, c'est-à-dire qui sont représentées sans avoir leur dimension voulue, en raison quelquefois de leur nombre et parfois aussi, parce qu'elles sont accompagnées d'autres pièces ou figures auxquelles il faut faire place sur l'écu.

Dans ces cas, le pal diminué dans sa largeur prend le nom de vergette : d'azur, à deux vergettes d'or et une croix d'ar-gent brochant, à la bordure de gueules chargée de dix besants d'or (fig. 42).

La fasce, diminuée dans sa largeur, prend le nom de burèle ou divise.

La divise ne doit avoir que la moitié de la largeur de la fasce. Ce qui la distingue de la burèle, c'est que la burèle est toujours en nombre.

La bande, diminuée dans sa largeur, prend le nom de cotice : d'or, à cinq cotices de gueules (fig. 43).

Page 1