‹ L'art héraldiqueChapitre 33 sur 150 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

ses dents sont d'un émail particulier, et allumée, si c'est son œil qui est d'un autre émail.

Le cormoran, corbeau de mer, ordinairement de sable.

Le chabot, représenté aplati et qu'on pose en pal, la tête en haut.

Le dauphin, représenté courbé, ayant la tête et le bout de la queue tournés du côté dextre de l'écu. On le dit couché, quand ses extrémités tendent vers la pointe de l'écu ; versé, quand elles tendent vers le chef ; allumé, quand l'émail de l'oeil est différent; loré, quand ce sont les nageoires; barbé, quand c'est la barbe; crêté, quand c'est la crête; pâmé, quand il a la gueule ouverte et les yeux fermés; couronnés^ quand il a une couronne sur la tête comme celui-ci :

D y a\ur, au dauphin d'or, couronné d'argent.

L'écrevisse, que l'on dispose en pal sur l'écu, la tête en haut et montrant le dos, et dont l'émail ordinaire est de gueules.

Mais, outre ceux-ci, on rencontre sur les écus français la représentation d'autres poissons : turbots, truites, harengs, rougets, brochets, carpes, tanches, et ceux dont on ne peut guère désigner l'espèce sont appelés poissons.

Tous peuvent être barbés, crêtés, lorés, oreillés et peautrés, selon qu'ils ont la barbe, la crête, les nageoires ou les ouïes et la queue d'un émail part i cu lier.

Fig. io 4 .

Hg. 105.

On trouve aussi, dans les armoiries, beaucoup de coquilles, spécialement la coquille de mer, montrant le dos (vue de creux, elle devient vannet).

Bien que les reptiles ne soient pas très nombreux

sur les blasons français, ils s'y montrent néanmoins.

En première ligne figure le serpent, qu'on désigne ordinairement sous le nom de bisse; serpent ou couleuvre, le reptile paraît en pal, formant plusieurs sinuosités ou ondes, à cause de sa longueur; la tète, de profil, est à dextre ; la gueule ouverte, laissant voir sa langue. Si cette langue est d'un émail particulier, la bisse est langnée de...; la queue de l'animal s'étend sur le bas de 1 ecu.

D'argent, à une bisse d'azur ondoyante.

On ne désigne sa position que si elle n'est pas conforme à celle qui vient d'être indiquée, et qui est sa position naturelle.

Si la bisse semble dévorer un enfant, dont on voit les bras et la

tête sortant de la gueule de l'ani-

... . Fl 8- Io6 «

mal, elle prend le nom de guivre,

et on la dit halissante de... pour marquer l'émail de l'enfant. De gueules, à la colonne d'argent, le chapiteau et la base d'or entortillée d'une guivre d'azur haussante de sinople.

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