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CHAPITRE III

Fig. 208.

Une nef d'or d'un côté de l'écu et un cadenas de l'autre, armes du grand pannetier.

Un couteau et une fourchette en sautoir sous l'ecu, les manches aux armes de France et terminés parla couronne royale, désignent les armoiries d'un grand écuyer tranchant.

Les armoiries des magistrats sont reconnaissables au mortier qui les surmonte :

un mortier de velours noir enrichi de deux larges passements d'or indique les armes d'un premier président au parlement.

Le même mortier, ornéd'unseul galon, surmonte l'écu d'un président à mortier.

Un mortier de toile dor brodé de même et rebrassé d'hermine est la marque du garde des sceaux, qui le pose sur son casque.

Lorsque je dis un mortier de velours, il faut entendre que nous sommes devant un

Fig. 209.

tableau peint; en gravure, on se contente d'indiquer le mortier noir, c'est-à-dire de sable.

Deux cannes passées en sautoir derrière Técu sont la marque des armes du pre'vôt de Paris.

Les chevaliers des ordres suspendent au-dessous de

Técu les croix dont ils sont titulaires. Autrefois, ils entouraient leur écu, soit du ruban, soit du collier de Tordre.

Les grands maîtres de Tordre de Malte écartèlent leurs armes de celles de Tordre, et les commandeurs les mettent en chef sur leur écu. Les chevaliers, comme appartenant à un ordre religieux, portent parfois autour de leurs armes un chapelet de corail ou d'argent entrelacé dans les pointes de la grande croix de Tordre posée derrière Técu; la croix du chapelet est aussi celle de Tordre. De nos jours, on voit beaucoup de blasons appartenant à de simples chevaliers de Malte, avec un

Fig. 21a.

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