VASES EN CUIVRE (MODELES COURANTS
une des plus typiques. C’est le vase A eau classique, le réservoir ou le pot a boire. On en fait de toutes dimensions, depuis la grosseur d’une pomme jusqu’a celle d’une citrouille. Les petits servent de vaisseaux pour les sacrifices religieux; les plus grands sont ceux avec lesquels les femmes vont chercher de l’eau aux fontaines. Les dhupdans sont des tasses campanulaires 4 grande anse, a pied carré, et ils rentrent, comme tous les petits bols (katori), comme les larges Fie. 102
écuelles (sampani), comme les plateaux acer k a a pieds (tali), parmi les instruments :
du culte. Les sharai sont des carafes de , métal a panse ronde, horizontalement aplatie, a haut col cylindrique; les aftabas sont des aiguiéres a panse
(Trichinopoly.)
1. Une énumération des modéles en usage dans I’Inde septentrionale a été donnée par M. Baden Powel, Handbook on the Manufactures and Arts of the Punjab, Lahore, 1872.
LES ARTS DECORATIFS. 247
en oignon ou en poire, avec un haut col a section carrée; elles ne vont pas ordinairement sans un plateau trés. creux au centre, avec un disque ajouré posé dessus pour laisser passer l’eau qui s’amasse au fond, pendant les ablutions, suivant la tradition persane.
Lesvases, les plateaux, les plats sont souvent chargés d’ornements gravés, repoussés ou ciselés, rehaussés d’incrustations ou de nielles. Mais, sauf dans les assiettes et autres
piéces plates fabriquées surtout wigs Tor:
dans le sud de CUIVRE CISELE DE BENARES.
lInde,ontrouve ©
en tous les cuivres indiens une décoration trop chargée, sans repos et qui fatigue l’ceil.
Ce reproche peut étre adressé sans une trop grande sévérité aux cuivres de Bénarés, dont nous donnons ici un exemple pris parmi les plus typiques (fig. 103). Dans ce vase a deux anses, le col, la panse, les anses, le couvercle et son bouton sont impitoyablement entamés au burin, qui les a couverts d’ornements géo-
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métriques ou courants, de “cannelures, de rinceaux, et, par surcroit, de figures. Dans la plupart des objets de méme nature, quels que soient leur fini et leur richesse, on trouve les mémes défauts : lourdeur et inélégance des formes, mollesse du travail, surcharge d’ornements. :
Tout autres sont « les cuivres fins de Srinagar aux Ge ie ee a on es formes sveltes et aigués », les (Kashmir.) cuivres rouges largement repoussés du Kashmir (fig. 104).
et les vases de Tanjore « lourds et chargés, coupés de placages d’argent! ». Les jolis articles d’Ahmedabad sont réputés partout, que ce soient les garnitures de portes gravées, les boites A bétel, 4 bonbons, a épices. Mais, d’une maniére générale, ce sont les cuivres de Tanjore et de Madura qui tiennent, a bon droit, le pre- :
mier rang. « Par leurs formes hardies et ric. 105. leur ornementation en fins réseaux, ils VASE rappellent les descriptions que donne *% °°1Y®® REPOUSSE, Homére des ceuvres dues aux artistes de Sidon. Quelques-uns sont simplement graves a leau-forte, d’autres, profondément entaillés, sont couverts de scénes mythologiques, certains sont diaprés, incrustés d’ornements en feuille, comme sur
(Bombay.)