FIG, 290. — TEMPLE D’OR D’AMRITSIR
la plupart des radjahs crurent ne pouvoir donner de meilleur gage de leur amour pour l’Angleterre qu’en faisant construire leurs palais ala mode de Londres. Des édifices hideux s’élevérent, et on les meubla avec les produits de l’ébénisterie d’outre-Manche, Ces souverains hindous « crurent faire ceuvre de progrés et
d’intelligence en s’encombrant d’un bric-a-brac occidental du plus triste exemple et de effet le plus deplorable?.». Les plus intelligents essayérent dallier dans un méme ensemble les traditions hin-
doues ou mu-— sulmanes et créérent un style batard dont on voit aujourd’hui de trop fréquents spécimens.
ea décadénce de Vart indien ne fut pas une FIG. 30. — PAGOTIN D’AMRITSIR. question d’épo-
ved que. Partout ou
la conquéte anglaise ne se fit pas immédiatement ressentir, les constructions continuérent de reproduire les types traditionnels avec fidélité et élégance. L’architecture hindoue semble se défendre avec plus de succés’ que celle de Islam; ona élevé, en ce siécle, des pagodes qui présentent encore beaucoup de caractére. Parmi les monuments les plus remarquables construits depuis un siécle, il convient de citer les mosquées d’Amritsir (fig. 29 et 30), parmi lesquelles le temple d’Or est le plus justement célébre; les temples et les portiques d’Hyderabad (fig. 31) et d’Ahmedabad, le