‹ L'art indienChapitre 81 sur 160 · Birwood, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Birwood, loc. cit., p

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pagodes dravidiennes, notamment celles de Madras,

avec les temples égyptiens. Si, comme nous l’avons dit, ces rapports peuvent étre iors. il est au moins singulier oe ornements accompagnant les deux ordres de constructions présentent aussi des caractéres | COMMMIUTS 2. 92 ag

Ces caractéres sont ce- Ses: indéniables! et. se retrouvent dans les deux élé-

FIG. 62. ments principaux de la déqeeeue FRANQUE coration indienne, qui sont Gass Wee la pyramide ou le céne, et

la fleur- ou fleuron?. Si on compare ces elements décofatifs pris dans une poterie du Sind (fig. 58) ou sur une porte du palais de Kouyoundjick * (fig. 59), on est surpris du rapport étroit quwils présentent.

On sait qu’un des principaux motifs ornementaux, en Perse comme.en Inde; est le Hom ou arbre sacré, arbre de la yié, qui apparait dans les bas-reliefs et les intailles d’Assyrie (fig. 60) et ne cesse d’étre figure

. Birwood, loc. cit., p. 163, fae remarquer que les ornements une pourraient étre les types originaux, qui: auraient été copies par les artistes assyriens et égyptiens. La priorité indienne apparait ici comme peu probable, encore qu’on puisse croire que les Occidentaux aient copié des dessins empreints sur des ee ou gravés sur des bijoux de I’Inde.

. Cf. la remarquable étude de Birwood, loc. cit., p. 158 et suiv.

3. Rawlinson, Ancient Monarehies, to] op: wire Bauelon Archéol. orientale bie Ens. B.-A., p. rash

LES ARTS, DECORATIEFS. 165

par les Persans, les Indiens et méme par les Byzantins.

« Une des dispositions de dessin le plus fréquemment adoptées par les Byzantins, dit un des auteurs de notre collection’, est de représenter des animaux et

surtout des oiseaux affrontés deux a deux et séparés”

par le hom, arbre sacré de Perse... Répété pendant tout -le moyen age, ce motif se retrouvera constamment dans les tissus et dans les dessins de broderie. »

Divers savants, et parmi eux M. Goblet d’Alviella, ont prouvé que le Peron des Flandres n’était autre que Bee Ga yee one cet arbre de'vie de tradition (Broderie du Penjab.) orientale dont on trouve des images aussi bien sur les plaques d’orfévrerie franque (fig. 61 et 62) que sur les broderies indiennes?. Mais l’arbre sacré a subi des déformations multiples,

1. E. Lefébure, Broderie et dentelles (Bibl. Enseign. B.-4..,1887:

2. Les antécédents figurés du Péron, par le comte Goblet d’Alviella. (Bullet. académ., voyage de Belgique, février 1891.) — Le Péron liégeois, par le baron de Chestret (Bulletin Institut archéol. liégeois, 1885, XVII, p. 176). — Les deux figures de plaques franques sont empruntées a l’abbé Cochet : La Normandie souterraine,

Paris, 1855, pl. XII, fig. 4, et a Alfred Bequet: Annales Soc. Arch., .

Namur, 1881, p. 315. — Birwood a figuré un de ces homs remarquables avec deux paons a queue épanouie, broderie de Masulipatam. Cf. The Arts of India, as illustrated, by the collection of the Prince of Wales, Londres, 1884, p. 73. — Cf. Les arbres paradisiaques des Aryas et des Sémites (Bullet. Acad. roy. Belgique, 3° série, p. 663).

jusqu’a devenir une colonne, une croix, une stéle, et les oiseaux peuvent se Changer en figures humaines, en lion, ou méme en bétes héraldiques. Les quelques figures que nous donnons (fig. 60 & 64) permettront ; ' de comprendre les diverses phases d’évolution d’une forme primitive dont on a peut-étre trop étendu, dans lespace comme dans le temps, les prétendues variations.

Birwood a fait remarquer que la plupart des ornements primitifs étaient tou-

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