E. Sénart, loc. cit., p
2. E. Sénart, id. ibid. — Malheureusement la concurrence européenne inonde l’Inde de ses mauvais produits a bas prix, et fera disparaitre notamment Vindustrie des soieries. (Cf. Le Bon, Civilisations, p. 564.) D’ailleurs il est & remarquer que, parmi les produits occidentaux, ce sont toujours ceux du plus mauvais gout qui sont choisis comme modéles. Par esprit de
' courtisanerie vis-a-vis des gouvernants anglais, les rajahs et les nababs commandent en Angleterre leurs mobiliers, leurs tentures, leurs tapis, comme leurs carrosses et leurs armes. Il estacraindre qu’un jour les modes européennes ne prévalent en Inde, comme cela commence 4a se faire au Japon. Heureusement que « dans education de l’esprit comme dans l’éducation des yeux et de la main, l’Indou est prompt et avisé a imiter les procédés matériels ou a emmagasiner les connaissances positives; malhabile a s’en assimiler Pesprit, il retombe si vite dans sa routine traditionnelle, que limitation en est Promptement masquée ». (Sénart, loc, cit., ‘p. 531) = Crest cette routine traditionnelle qui, selon nous, permettra a l'art indien de garder, pour longtemps encore,
* son ‘originalité,
LES ARTS DECORATIEFS. 1977
Parmi ces initiateurs, il faut citer- M. Kipling, directeur du musée de Lahore, et M. Hendley, qui a fondé a Djeypore un magnifique musée industriel, et qui a su amener le rajah de Ulwar, Sawai Manga
Sing, 4 encourager
les artistes de son royaume et a faire les frais d’une somptueuse publication, la plus belle que’ VInde moderne ait encore Bee I] faut savoir gré a ces hommes de science et de gotit de leurs = z efforts. Les exposi- FIC. 75:
tions quiils dirigent, PLAT aegis INCRUSTE.
gra,
les ouvrages auxquels ils consacrent un temps précieux, pourront contribuer, comme l’a dit M. Sénart, « a faire mieux connaitre sous un aspect trop négligé cette Inde lointaine qui, pour devenir plus accessible aux touristes, pour perdre un peu de son mystére, n’en garde pas moins par ses ceuvres grandioses ou délicates, par sa pensée trouble, mais profonde, tant de titres 4 notre intérét et tant de prises sur:notre imagination? »
1. Th. Holbein Hendley, Ulwar and its Art Treasures, Londres, 1888, in-f°. Cf. The Journal of Indian Art, de Griggs, qui se publie a Londres depuis 1886. —.Et les rapports sur les expositions de l’Inde.,