GRIFFON ET OISEAU DE PROIE
(Brûle-parrurr.s en bronze de la collection de M. Henri Cernuschi.)
de poutres horizontales, sculptée comme la première, au-dessus de laquelle se trouve la seconde rangée de petits panneaux, qui cette fois sont décorés de fleurs et d'oiseaux terrestres. Tous ces sujets sont traités avec une grande délicatesse, mais en même temps avec une fermeté et une décision de maître. Certaines parties des sculptures ainsi que les dessins géométriques sont peints dans une gamme chaude, passée, harmonieuse.
« Cette cour est entourée de cloîtres, très simplement ornés, dans un goût presque grec; mais les détails décoratifs nous prouvent de suite que nous ne sommes pas à Athènes. La grecque est cependant utilisée en frise sur les murs. « Cinq marches conduisent au portique central1 qui s'ouvre dans cette magnifique muraille; mais il
^ est impossible de décrire une œuvre aussi pleine de détails et d'un aspect aussi splendide. Autour de ses colonnes extérieures s'enroulent des dragons, qui paraissent vivants. Les architraves sont couvertes de pêchers en fleur, sculptés, dont les branches partent des montants et s'étendent au-dessus des linteaux.
Les supports sont des touffes de chrysantèmes, tandis que par-dessus nous avons une série de frises horizontales superposées et sculptées en ronde bosse à jour. La première représente une procession des divinités; la suivante, divisée en panneaux, porte des compositions charmantes de plantes et de fleurs; la dernière, qui supporte le toit, est couverte à profusion de dessins et se trouve emmanchée aux deux extrémités dans des chemises de métal d'un travail exquis. Au-dessus enfin de toutes ces décorations, et dans le creux laissé par la courbure du toit en forme d'auvent, nous voyons encore des personnages, des animaux, des arbres, des vagues, agencés