‹ L'art japonais (volume 2)Chapitre 35 sur 159 · PERSONNAGE EFFRAYE PAR UN RAT · texte numérisé non relu

PERSONNAGE EFFRAYE PAR UN RAT

(Collection de M. L. Gonse.)

d'abord en bois sculpté, peint ou laqué. Ils se faisaient tous à Nara, qui est resté longtemps le centre de cette production. Les ouvriers d'Ouji , près de Nara, étaient renommés. Cette province eut de toute antiquité le monopole des ouvrages de bois.

Le plus ancien netzké que je connaisse est en bois peint; il porte la signature d'un tailleur de bois du nom de Shiouzan. Il m'a été apporté de Kioto avec quatre autres netzkés de même travail et de même date, mesurant environ huit à neuf centimètres de long et représentant des sennins, le guerrier Kouanghou et Shoki. M. Wakaï n'a pas hésité, en les voyant, à leur assigner une ancienneté de deux cents ans. Ils sont d'une rudesse un peu sauvage, mais d'un style puissant et original, que l'on rencontrerait difficilement dans les œuvres plus modernes. Je reproduis ici cette pièce de Shiouzan.

Les netzkés de bois ont précédé les netzkés d'ivoire et leur ont toujours été supérieurs comme exécution. Le travail dans le bois est plus gras, plus souple, plus caressé. Les essences ligneuses que les Japonais choisissent à cet effet ont un grain serré et homogène qui leur permet d'arriver au fini du métal. Le cœur de cerisier, notamment, a les qualités du bronze le plus dense. Les bons vieux netzkés d'origine authentique, cqs petits chefs-d'œuvre

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