‹ L'art japonais (volume 2)Chapitre 45 sur 159 · JEUNE FILLE PORTANT · texte numérisé non relu

JEUNE FILLE PORTANT

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n'ayant ni besoins ni ambition, vivant dans le culte de son art et dans la contemplation de la nature. Cette condition sociale suffit à tout expliquer. Le nombre des artistes vraiment indépendants, s'élevant audessus de leur classe, voyageant, créant des écoles, étendant au delà de leur province la renommée de leur talent, n'a toujours été qu'une infime minorité, en dehors de l'art noble de la peinture qui était cultivé par les hautes classes. C'est pourquoi l'histoire est muette sur tous ces obscurs desservants des arts secondaires. Les renseignements biographiques sont nuls sur les brodeurs, les ciseleurs , les sculpteurs de

1 SENKIN, PAR KOUAÎGUIOKOU.

netzkés, VOire même SUr leS (Ivoire de la coll. de M. Montefiore.)

H .s. "JBËJ laqueurs, qui étaient de rang plus élevé. A peine connaîtrions-nous leurs noms, si l'artiste japonais

FORMANT NETZKE. ' ) Z

(Cou. de m. l. couse.) n'avait pris soin de signer presque constamment son œuvre, quelquefois de la dater, en marquant l'année du nengo

dans lequel elle a été terminée. La lecture des signatures, des inscriptions, des cachets est, dans bien des cas, la source d'informations la plus sûre, pour ne pas dire la seule.

J'ai dit que les netzkés en bois étaient plus estimés au^ Japon que les ivoires, parce que, grâce à la matière, ils sont

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