AIGLE DEPEÇANT UN SINGE, GARDE EN FER DORÉ, PAR TOMOMITSHI
(Collection de M. Pta. Burty. )
naire. Ils continuent, en quelque sorte, la tradition des grands
artistes du xvne siècle; ils ont
à un haut degré l'art de sacrifier certains détails au profit de l'énergie de l'ensemble. La garde au masque de guerrier, de Shindzoui, dont on peut voir une reproduction dans l'eau-forte de M. Guérard (pi. VIII), est, à mes yeux, avec les gardes d'Oumétada, le spécimen de ciselure où la grandeur du dessin s'allie le mieux à la perfection de l'exécution. Je ne la changerais certes pas pour un équivalent de Benvenuto Cellini. Elle est en fer incrusté d'or, d'argent et de shakoudo.
Je puis faire le même éloge d'une garde en bronze jaune où Riouô a représenté un cormoran posé sur un épieu, au bord de la mer.
Il faut mettre à part l'atelier des Gôto, de Yédo, pour les travaux desquels je n'ai pas la même admiration que les Japonais. M. Burty est parvenu à réunir une série fort intéressante de spécimens des principaux artistes de cette famille de ciseleurs dont il nous racontera un jour la généalogie et qui était originaire de Kioto. Les Gôto emploient presque exclusive-