‹ L'art japonais (volume 2)Chapitre 92 sur 159 · GARDE EN ARGENT, PAR NORIHAROU · texte numérisé non relu

GARDE EN ARGENT, PAR NORIHAROU

(Collection de M. Montefiore.)

martelé (n° 17). Est-il possible d'atteindre à plus de grandeur dans un plus petit espace ? Le même génie éclate dans les gardes. On se blase vite sur l'adresse technique des ciseleurs japonais, tant elle semble chez eux un don de nature; mais on éprouve une jouissance toujours nouvelle dans l'étude du décor lui-même. Quel tact, quelle souplesse ! Comme les deux côtés se complètent harmonieusement! Car, bien souvent, le sujet se continue sur la face et sur le revers et présente dans chacune de ces parties le même intérêt. Quelquefois même il chevauche sur le grand et le petit sabre. On verra Shoki, sur la grande

garde, poursuivant le diable qui se cache sur la petite; dans l'une, Komati nous apparaît jeune et resplendissante de beauté, dans l'autre, vieille et courbée par l'âge, etc. L'étude du microcosme de cet art pourrait conduire à l'infini.

Le côté principal d'une garde est toujours tourné vers la poignée. Les envers sont quelquefois d'une grande simplicité; un crabe, une mouche, un épis de riz, une branche de pin, une touffe de roseaux, un coquillage, soit en creux, soit en relief, suffisent au ciseleur japonais pour intéresser le regard. On ne

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