‹ L'art japonaisChapitre 27 sur 76 · IC · texte numérisé non relu

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les paysages et les fleurs. Ses albums d'esquisses, gravés et publiés entre 1795 et i8ro, comptent parmi les productions les plus intéressantes de l'illustration japonaise. Sa manière large, vivante et de haut style lui assigne une place à part dans cette branche de l'art.

Le second, Keïsaï Yeïsen, est né à Yédo en 1792 et est mort en 1848. Son nom de famille était Ikéda et son premier nom d'artiste Yoshinobou Yeïsen. Il s'adonna de bonne heure à l'imagerie en couleurs dont il devint l'un des coryphées. 11 faut remarquer que la syllabe Keï s'écrit dans chacun des deux noms avec un caractère différent. Le n° i appartient à Keïsaï Kitao et le n° 2 à Keïsaï Yeïsen.

Hiroshighé est , après Hokousaï , le peintre de mœurs le plus vivant et le plus fécond du xix'^ siècle; il en est aussi le plus grand paysagiste. Personne, dans l'art japonais, n'a poussé plus loin la connaissance de la perspective; nul n'a traité le paysage avec autant de vérité. Il n'a rien à envier sous ce rapport aux artistes européens. Il est surtout connu comme dessinateur d'images. Ses vues des environs de Yédo sont célèbres. Elles nous font mieux connaître le pays que toutes les descriptions des voyageurs. Ses peintures, qui sont fort rares, dénotent une science consommée dans le maniement du pinceau. Je connais une suite de cinq grisailles légèrement rehaussées d'or et de quelques touches de cou-

HIROSHIGHÉ ,

LA PEINTURE

leur, représentant des fêtes de nuit à Ye'do, qui sont d'une adresse merveilleuse. L'une d'elles nous montre

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eSQ u 1 = SE DE K EÏs AÏ KITAO — (Tirée d' 0 Un coup Je balai », 3 vol., YéJo.

l'entrée d'un pont avec des marchands forains portant des lanternes en papier; une autre, une promenade sous des arbres éclairés par les lumières des boutiques, fait songer au a Jardin du Palais-Royal » de Debucourt.

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L'ART JAPON Aïs.

Hiroshighé Motonaga était le fils d'un officier de pompiers de Yédo du nom d'Andô. Il avait étudié la peinture d'abord chez Rinsaï Okajima, puis s'adonna au genre vulgaire, après avoir été chez Toyoharou Outagava. Il habita toute sa vie le quartier de Nakabashi, à Yédo, près du pont Central. Il est mort en i858, le 6 septembre, à Tâge de soixante-douze ans.

Kounisada, de Yédo, devint rapidement le meilleur élève de Toyokouni I*'. En 1844, il adopta le nom de son maître, et, à partir cle ce moment, Kounisada signa Toyokouni IL II est mort en 1 864, à Tâge de soixante-dix-neuf ans. Il a exclusivement travaillé pour l'imagerie populaire; son œuvre est immense et fait encore aujourd'hui les délices des femmes et des enfants.

Kouniyoshi, également élève de Toyokouni I", est né en 1796. Sa spécialité était de dessiner pour les albums d'images les scènes d'histoire militaire et les figures de guerriers. II est mort en 1861. L'école vulgaire est représentée aujourd'hui par l'un des derniers élèves de Hokousaï, le fameux Kiosaï, que M. Guimet a mis en scène d'une façon fort plaisante dans ses Promenades japonaises. Les Japonais l'appellent leur second Hokousaï. Au point de vue de la force comique du dessin, cet éloge peut être justifié. Kiosaï a une verve à l'emporte-piècc qui est étonnante ; ses caricatures politiques lui ont fait passer une partie de sa vie en prison. Mais, pour le reste, 11 n'est que la menue monnaie du grand maître.

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