INTERVALLE DE DEUX SONS
L'expérience montre que la sensation éprouvée à l'audition simul-
{tante ou successive de deux sons NN, présente une certaine qua- LEre
lité (2) qui ne change pas si l’on fait varier les hauteurs de ces sons
: | 2 en maintenant constant leur rapport
D’après cette loi, il est naturel d'appeler #ntervalle de deux sons le rapport de leurs hauteurs Fes de
Ni
Soient trois sons N,<N,<N, ; les musiciens disent que l’intervalle de N, à N, est la somme des intervalles de N, à N, et de N, à N, : leur intuition les a donc conduits à mesurer les intervalles par leurs logarithmes. De manière à avoir une unité de l'ordre de gran- J deur du plus petit intervalle généralement appréciable à l'oreille, les
(1) On ne saurait trop recommander, en particulier aux musiciens, de lire le livre d'Helmholtz: J'héorie physiologique de la musique (traduction française par Guéroult, 1874). Cet admirable ouvrage doit ses qualités au fait que l’auteur, à la fois physicien de génie et physiologiste, était en même temps un philosophe et un artiste.
Un excellent exposé des théories d'Helmholtz se trouve dans l'ouvrage : (beaucoup plus restreint) de M. Bouasse, Bases physiques de la musique (collection Serentia, Gauthier-Villars, 1906).
RE (2) On dit souvent que l'impression ressentie à l'audition de deux sons be «ne dépend que » du rapport de leurs hauteurs. Cette manière de s’expri- A mer est incorrecte : une bonne oreille reconnaît la hauteur absolue d'un gs son; de plus, les battements ou les sons résultants, qui jouent un rôle SK fondamental dans l'impression éprouvée, dépendent de la différence et UT
A6) non du rapport des hauteurs.
No Fée
SE ii Valle son D entne fran mulphié p par 1 000. ï unité Fo | AUS SnUOrl. Cnsent à a
EX ee CA à es Sæ— 1000 log. E
par epte Pintorialle 12, St représenté par : 301 . sa logarithme de 2 étant 0,30103. ; pare Dans une mélodie, c’est-à-dire lorsque des notes sont émises succes À sivement, les fractions de savart sont absolument M de ;
de l’échelle des sons aient &é A nlemant les mêmes in. les ue po et eue. des os très reculés : ce fait montre 4 ya peu
Ici, nous fon examiner la question au pot da vue du physicie c'est-à-dire chercher dans les lois de l’acoustique les raisons profon- rs des de l'emploi des intervalles que les musiciens ontadoptés.