DISCUSSION SUR LA « GAMME MÉLODIQUE
7 Lorsque des musiciens exercés donnent un accord sur un instrument à sons variables, cet accord est celui qui correspond aux inter- valles naturels. C’ est un fait que personne ne discute aujourd’hui. Mais une erreur singulière, que les travaux de Cornu et Mercadier ont beaucoup contribué à répandre, est que la gamme de Pythagore à est la-véritable « gamme mélodique » », par HEAR à la gamme harmonique de Zarlin.
: Les recherches très précises de Délézeane (1) ont cependant prouvé que les virtuoses de premier ordre jouent mélodiquement suivant les ntervalles naturels. Ce savant a répété, sur une corde sonore exacteient divisée, chaque note de la gamme majeure telle que l'exécuient les artistes, et il a constaté que ceux-ci faisaient précisément es tierces et les sixtes dans la gamme naturelle. Helmholtz (2) a vérifié exactitude des observations de Delezenne.
assages mélodiques. en tierces pythagoriciennes, dit-il, présentent
: j HS des travaux de la Société des sciences, de l'agriculture el des Le Lille, 1826, et. 1er semestre Pr Mémoire sur les valeurs numéri-
Helmholtz, avec l'harmonium dont nous avons parlé plus haut, a omparé la gamme de Pythagore avec la gamme naturelle. « Les:
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AR Mt SICAL DANS SES RAPPORTS AVEC LA PHYSIQUE 39.
‘bémols. La discussion ne peut d'ailleurs porter que sur le choix d’une
dans l'exécution des mélodies. M. Bouasse (2\, dans une : remarquä D. discussion de ces expériences, en a donné la véritable signification.
Les résultats expérimentaux de Cornu et Mercadier Pose seu lement : Ms 2 « su il ya une incertitude notable dans intervalles four ni
attribuer une bone part à la mauvaise Hforbon aé la nn de
la corde vibrante et sa non parfaite homogénéité (3) ; ere 20 Que les sons émis l’un après l’autre sont, par rapport à 14 toni
que, plus hauts que ne l'exige la gamme naturelle, sans qu il so ASS d'affirmer qu'ils appartiennent plutôt à la gamme ou. qu’à la gamme Rd ue » (M. Bouasse). *
| ne sont pas äe grands artistes — aient pris habitude d’ utiliser de : ‘1 toute gamme tempérée. Beaucoup d’entre eux se sont accoutumés à ne di d FR | | tinguer que 12 sons à l’octave, et à placer leurs doigts € en 12 positio à invariables pour chaque octave. : RS È se « Le mécanisme du musicien ayant été assoupli pour ce be
M. Bouasse, rien d'étonnant qu il fournisse des pere ri s
: 2. est le meilleur intervalle parmi les synonymes ; il choisit cel A1 ie il ct He plus GRR +
ot sur l'éducation de muscles, et après un | sâtonnement, d'autant plus court que la a CAE de ris
ne dr (1) ue de Phys TD: en FF DER | (2) Revue Penser des Sciences, mars 1906 et les Bases physiques SES HAN P $
__ (3) IT faut noter aussi que certaines notes sente ton mélod
+ telles que les notes de passage, ornements, trilles.. sont par leur n
Pare même, indéterminées. On va jusqu’à utiliser le glissé, c'est-à- dire un
LUS Succession continue de sons; “ ie
aies G ) pour une oreille juste.
se le pee de FA des intervalles pris Abe ilest
Gi) fes Hhbole nous émble exagérer un peu, Le mot « désagréable » x
vi nt presque à dire que l’orgue et le piano sont des instruments faux. RS faut pas oublier que Bach et Rameau ont été favorables à l'emploi
de la gamme à tempérament égal. Sans doute, il est très regrettable Re on ne puisse pas utiliser les intervalles justes, mais on a réduit le
Fee et d’une façon très spporpule les inconvénients du tem-
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