CHAPITRE I
NATURE Dl I \ COULEUR CLASSIFICATION ET MODIFICATIONS DIS COULEURS
16. Nature de la couleur. — La sensation de la couleur provient de l'impression spéciale produite sur l'œil par les rayons lumineux que lea corps réfléchissent.
Ainsi la couleur n'e-t pas une chose qui appartient à l'objet d'une manière intrinsèque. Les objets n'ont pas de coloris par eux-mêmes. Ce qui nous paraît une couleur à la surface d'un corps est la lumière réfléchie par ce corps. Expliquons cela.
La lumière blanche, c'est-à-dire la lumière du soleil, contient toutes Les couleur-, comme le prouvent les phénomènes de l'arc-en-ciel et du spectre solaire : et un corps paraît de telle ou telle couleur parce qu'il réfléchit les rayons lumineux de cette couleur et qu'il absorbe les autres. Ainsi un objet paraît rouge à cause de la propriété qu'il possède de renvoyer les rayons rouges et «le retenir les autres rayons lumineux.
l On appelle spectre solain l'ensemble des rayons colorés que l'on obtient par la décomposition de la lumière : décomposition qui est faite au moyen d'un prisme tnangulaire on re. On voit, en physique, que si un rayon de lumière solaire traverse le prisme, il :' 3a direction primitive et coloré à sa sortie du prisme. Si l'on reçoit ce rayon
raeté sur une surface blanche, dans une chambre noire, on obtient une succession de -i\
Couleurs principales, dans Tordre suivant : rioltt, ! 3tif jaune , orangé, rouge. Ce -ont
les couleurs de l'arc-en-ciel, car celles-ci sont produi paiement parla décomposition
de la lumière passant à travers les gouttelettes d'eau.
A l'exemple de Newton, les physiciens continuent d'admettre {'indigo comme septième couleur du spectre solaire, mais on ne peut l'admettre au nombre des six couleurs principales quand il s'agit de couleurs artificielles, parce que ce n'est qu'une nuance du bleu.
LA COULEUIt DAN I i 17
I n oorp paraît blanc il réfléchit bo -niai:
et noir s'il n'en réfléchit aucun
On appelle couleurs matériellei ou artificielli colle qu'on obtient p des compo i minéi aux ou \ égétau ( omme « I
on ne peutj en Lee mélangeant, reconstituer le blanc M on l< - di-po-e
dans l'ordre du Bpect re solaire tnt l< l'un cercle d
Newton) et qu'on imprime à ce disque un rapide mouvement de l'œil ne perçoit alors qu'une couleur blanchâtre (*V-i ! ih«"-e ou la
recomposit ion de la lumière blanche.
17. Classification des couleurs* On divise les couleurs d elles en couleurs simples et eh couleurs compi
Couleurs simples ou primais Les couleurs simples ne sont fon d'aucune autre et sont appelées primaires; ce sont le bfeu, le I le
jaune.
Quelques Heurs naturelles présentent les couleurs primaires dans tout leur éclat. La lobélie cardinale et le pavot rouge . la fleur de chi( sauvage bleue), la Heur de renoncule, appelée bouton d'or jauj ont
des types de ces trois couleur-.
Couleurs composées, -(a) Couleurs secondaires ou bin cou-
leurs primaires mélangées deux à deux en quantités égales donnent naissance à trois autres couleurs dites secondaires ou binaires : ce sont :
Le violet^ composé de rouge et de bleu :
L'orangé, composé de rouge et de jaune :
Le vert, composé de bleu et de jaune.
Les couleurs primaires et les couleurs secondaire- disposées dans l'ordre du spectre solaire forment la gamme normale des couleur-.
(b^ Couleurs U rtiaires ou ternaires.- 1 ies couleurs secondaires combinées deux à deux produisent trois nouvelles nuances qu'on appelle tertiaires ou ternaires ; ce sont :
Le brun-rouge, composé d'orangé et de violet ;
Uolivûtre, composé de violet et de vert :
Le eitrin, composé de vert et d'orangé.
(c) Couleurs intermédiaires ou teintes. — On conçoit facilement une infinité de mélanges autres que ceux que nous venons d'indiquer, produisant des nuances de toutes sortes. Les couleurs intermédiaires obtenues par ces combinaisons sont applées couleurs composites ou simplement teintes.
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On appelle teinte pinte une étendue «l'une seule couleur : teinU fondue, une teinte qui change graduellement de nuance ou de ton, et i< inU dégradée, une teinte qui diminue graduellement d'intensité jusqu'au blanc.
1S. douleurs complémentaires, etc. On appelle couleur.- complétant deux couleurs qui renferment ensemble les t rois primaires. Par exemple, le rouge a pour complément le vert, parce que celui-ci renferme le bleu et le jaune qui sont, avec le rouge, les trois couleurs primaires. Le rut a réciproquement le rouge pour complément. Il en est de même de l'orangé avec le bleu, du violet avec le jaune1.
Les couleurs complémentaires jouent un grand rôle dans la décoration polychrome, à cause de l'effet qu'elles ont les unes sur les autres, comme nous le verrons bientôt (nos 22 et 23).
( 'oulcurs saillantes et couleurs rentrantes; couleurs chaudes ou lumineuses et couleurs froides ou sombres. D'après leur effet on divise les couleurs en saillantes et en rentrantes. Cette distinction provient de ce que certaines couleurs, comme le jaune, le rouge et leurs composés font paraître les objets plus rapprochés, et que d'autres, les variétés de bleus, les font paraître plus éloignés. Les premières sont appelées couleurs saillantes, et les autres, couleurs rentrantes. Les verts, les violets et quelques autres couleurs composées tiennent le milieu.
Les couleurs saillantes sont aussi appelées chaudes ou lumineuses, parce qu'elles reflètent beaucoup de lumière, et les couleurs rentrantes, sombres ou froides, parce qu'elles n'en reflètent que peu ou pas du tout. Ainsi on dit qu'un ton est chaud quand le jaune et le rouge y dominent, et froid, quand le bleu l'emporte sur les deux autres.
Le blanc, le noir, le gris. — Leblanc naturel est la réunion de toutes les couleurs, ainsi que nous l'avons vu.
Le blanc matériel est complètement