‹ L'Art ornamentalChapitre 53 sur 71 · La stat ualre et la i éramlque · texte numérisé non relu

La stat ualre et la i éramlque

brilla d'un au n if éclat que lw aut r< du d<

deur fut incomparable, Mich< I

nairc d'in> ont ion et d'exécut ion ( $ui n'a u 1er d

Moïse, la plus célèl >re de i tat ue et inimil

chitecte, sculpteur et peintn té la plus belle figun l\

I ii France, Jean < loujon et ( rei main Pilon, <>i ■■ venait de l'Italie, se distinguaient dans leurs a uvr< • par m part iculière.

La sculpture de la Renaissance rivalisa avec l'antiquité pour la che de la beauté physique <it l'expression d( muscula Elle

joignit à cela des "tendances méditatives propres à la civilisation chrétieni et Bouvent aussi, il faut le dire, à la tetion d'idd usuelles. La

beauté, qui était un culte-pour l'antiquité, prit trop ml àl

l'apparence de la volupté." ('. Laboulayb.

La céramique reprit alors le rang élevé qu'elle avait eu en ( ■ ■■ dire qu'elle lit de rapides progn Plusieurs nouveaux procédés furent trouvés et mis en usage. Le nom de Bernard de Palis lirement

attaché à ers découvertes. Par ses efiforts et son génie, il créa en Frai une industrie complète de faïences émaillé»

131. Le meuble. À l'époque de la Elenaissance, les ai t d'êt exclusivemenl religieux pour se développer dan- toutes les directions s\;panouir dans Les œuvres les plus diverses. ( î'est alors que la const ruction du meuble prend de l'importance et devient vraiment œuvre de goût. Jusque là. il y avait eu pou de meubles d'appartement : les bancs, les lits armoires et les tabourets formaient à peu près tout le mobilier. Au ten de la Renaissance, au contraire, l'art de l'ébéniste tire parti de toute la fantaisie des artistes. Ceux-ci exercent leur talent sur de gracieuses combinaisons dans lesquelles bien des éléments de l'architecture de l'époque trouvent leur place : mais ils savent diversifier ces forme- à l'infini, et avec un sentiment parfait de la différence qui doit exister entre le travail du b

et celui de la pierre.

L'ébène était ordinairement le bois choisi pour les plus belles piècetandis que le chêne, moins coûteux, était le plus souvent employé. On

«.Il»

HISTOIRE l»l L AR1 ORNEMENTAL

préférait avec raison, les boia unis aux bois présentant des dessins ou des nœuds, parce que ceux-ci distraienl le regard delà silhouette dee forn

Si l'on cherche à analyser les principaux éléments que l'on peut obeei dans les beaux meubles de la Renaissance, on remarque l'emploi fréquent de colonnes torses, cannelées, sculptées ou seulement gravées, présentant parfois d'élégants ornemente Dans les grandes lignes, souvent chargées de parties tourmentées qui n'en détruisent pas l'harmonie, on sent l'influence de l'architecture de ce siècle : et cela notamment dan- les frontons arrondis et coup»'-, placés fréquemment à la partie supérieure des meublée L'influence de la sculpture, qui avait tant progi trouve dans la profusion de statuettes et de têtes humaines de formes gracieuses, dont L'exécution n'eff rayait plus les artistes. L'ornementation capricieuse, abondant >ute individuelle de cette époque n'appartient plus à un goût qui se transm mais procède d'une interprétation de la nature et de la tradition antique, transformées librement par le sentiment des artistes. D'apri i Laboulaye. / industriel G. Masson, éditeur, Paris.

Page 1