L'art au Canada. — L'architecture. — Il n ui
coup d'art au Canada avant le XIXe siècle : car jusque-là I ont
eu des sollicitudes plus importantes que celles qui ont pour objet. Cependant leur foi leur fit trouver moyen, dès le XVIII cle, de construire quelques églises dont l'intérieur était remarquai int
de vue de l'architecture et de l'ornementation. Elles sont dispar d'hui pour la plupart. La basilique de Québec, plusieurs fois agrandie et
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embellie, donne une idée du style alors en usage. La voûte es! surbai ci l'ornementation esl de style Louis XIV.
Au commencement du KIXe siècle, c'est encore dans l'architecture religieuse que non- trouvons les œuvres qui attirent le plus l'ait eut ion. ( v qui caractérise l'extérieur dés églises canadiennes de cette époque, c'< l'importance que l'on donne aux clochers, dont la hauteur esl relativement considérable. La Façade des églises présente peu de relief. La décoration intérieure est faite ordinairement d'ornements en plâtre ou en bois peint. Pour les couleur.-, on aime, comme aujourd'hui, le blanc et or, ou les teint claires.
Vers le milieu du siècle, le goût du gothique — mais du gothique anglais propage à Montréal ; et l'on construit alors Notre-Dame, la plus grande et la plus riche église du Canada, et Saint-Jacques, remarquable par son
élégant clocher et sa récente façade latérale, ('('pendant on adopte la Renaissance italienne pour la cathédrale, en faisant une reproduction réduite et .simplifiée de Saint -Pierre de Rome.
Puis les églises continuent de se multiplier dans les villes et dans les campagnes. Plusieurs font honneur à leurs constructeurs par leur ma* imposante et leur beauté architecturale. Mais d'autres, tout en révélant un certain talent, sont d'un art trop fantaisiste4. Il leur manque la pureté de style. Les principaux temples de nos compatriotes anglais remportent peut-être sur la généralité des nôtres pour ces qualité-.
"Restons fidèles, disait le R. P. Daly, dans sa conférence sur l'architecture religieuse, lors du congrès eucharistique, restons fidèles aux traditions
et aux lois de l'art chrétien. Mettons la beauté de l'édifice sacré non danune superfétation d'ornements, mais dans des lignes architecturale.-. Que ces lignes dominent partout, s'affirment avec force, ampleur et netteté. Respectons jusque dans les détails les plus minimes les lois du style adopté." Parmi les plus belles églises catholiques construites durant la deuxième moitié du XIXe siècle, à Montréal et aux environs, il faut citer celle de Saint-Henri, pour sa belle façade Renaissance, celle de Saint-Louis de France roman moderne >, et celle de Longueuil (néo-gothique).
A Québec, nous avons l'église Saint-Jean-Baptiste (roman et Renaissance), et à Toronto, la cathédrale (gothique).
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Fig. XXI. — Le palais législatif de Québec.
Saint-Georges de Beauce. des Trois-Pistoles, de Saint-Alphonse de Thetford, de Beauport, la basilique de Saint-Anne de Beaupré et la cathédrale de Saint-Hyacinthe.
Dans les dernières années du XIXe sièele, on a eu recours a pour l'ornementation de quelques églises, au bois travaillé et verni, comme à la splendide chapelle absidale de Notre-Dame et à 1 \ d'Hochelag
On a vu surgir aussi beaucoup de belles et somptueuses demeures, di les quartiers aristocratiques de Montréal, et plus particulièrement sur lepen-
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chanl de la montagne. Plusieurs Boni de vrais petits palais. On brou dai constructions, un peu de tous les styles, mais surtout des composi-
tions variées imitées des styl< (lais et américains Élizabeth, colonial,* 1«>. . Les édifices publics les plus majestueux, ou qui se distinguent le plus par leur beauté architecturale, onl été construits dans la dernière moitié du XIXe siècle ou au commencement du siècle présent.
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