‹ L'Art ornamentalChapitre 66 sur 71 · I.'\i:i |)| MODI · texte numérisé non relu

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Victoria ïtj le 1 rançoi [er . quelq ïi iment Md îill,

l'unix ersité I ai al Btj le mixte . l'école de beau type de Renaissance françai et l'hôtel Windsor !:•

Ottawa possède l'édifice I »ange,v in roman . le palais I- .- nui i

édifices du gouvernement fédéral fig. XLXII, gothiqu< rier style François 1er modernisé ( constructions se dist r la

variété et l'élégance de leurs formes. Celles du ■ rnemenl oi $6,000,000.

.1 Toronto, les principaux monuments Bon t :1e palai gislatif, l'hôl de ville el l'université, tous les I rois de Btyle roman modem*

.1 Winnipeg, citons le nouveau palais législatif Renaissance . l'hôtel de ville (style mixte el l'hôtel For! Garry, du Grand-Tronc atyle i i [er modernisé).

Regina et Edmonton sont ornés des palai- législatifs des nouvelles vinces Renaissance française).

.1 Victoria, nous trouvons aussi le palais législatif roman-moden un des plus beaux édifices du Dominion, et l'hôtel Empress, du Pacifiq Canadien (style François 1er).

Citons encore comme exemples de divers styles, à Montréal : la cl pelle Notre-Dame-de-Lourdes (roman-byzantin)1, la banque de Monti (gréco-romain pur) , L'édifice municipal de l'ancienne ville Saint-Louis François [er), la façade de l'église de la même localité roman et Renaissant et le nouvel hôtel de ville de Maisonneuve, coquet dans son beau style classique-.

Un grand nombre de banques et de maisons de commerce attirent au— i l'attention par la beauté de leur façade.

L'ornementation. — Les éléments décoratifs de ces divers monume: sont ordinairement du style adopté pour toute la construction : mais s'il

1 Architecte et décorateur, M. Nap. Bourassa, qu'on peut appeler le père de l'art à Montréal.

2 Plusieurs de ces monuments ne sont pas comparables aux grands édifices d'Europe. Si nous les nommons ici c'est parce que, les ayant sous les yeux, nous pouvons mieux les étudier et nous rendre compte de leur style.

2 I 8 HISTOIRE DE I.' \i; I' ORNEMEN I ai.

igil de certains autres édifices, il faut avouer qiie leur ornementation i par trop fantaisiste. <m ne doit pas rapprocher trop facilement dea ornements d'époques différentes, surtout B'ils ne sont pa de même caractère. Par exemple, on ne peut allier, dans la même construction, des motifs trapus, massifs et sévères, à d'autres qui sont élégants, j, cis< >in.

( Certains architectes, comme Bossand, auteur de la basilique de Fourvièi ont fait «le- compositions plus ou moins original» d'un mérite incon-

testable en empruntant ainsi des agencements à diverses époques; mais les succès de ce genre sont rares. A notre avis, il est toujours plus de

meilleur goût de s'en tenir à un Btyle déterminé. ( î'est aussi, en général, la pratique des meilleurs architectes.

La statuaire, la peinture, le meuble. — Jusqu'ici, la sczdptun canadienne I personnifiée principalement en M. Philippe Hébert. C'bsI à lui que nous devons nos trois plus beaux monuments commémoratifs : ceux de Maisonneuve et d'Edouard VII, à Montréal, et celui de Mgr de Laval, à Québec. '*La vie, le mouvement, la fougue, le respect de la couleur locale, l'élévation des thèmes artistiques choisis par lui, caractériser] talent, qui a trouvé encore «le brillantes occasion- de se manifester dans les groupes décoratifs qui ornent les hôtels du gouvernement, à Quel

et à ( )tta\\a." ( JHAN. L. RàMBURE.

Le monument Cartier est l'œuvre de Hill, sculpteur canadien anglais. M. A. Vincent, d'un talent un peu timide, a été l'exécuteur du baldaquin de la cathédrale de Montréal. Enfin mentionnons MM. Carli, statuais Henri Hébert et Alfred Laliberté, jeunes artistes d'avenir.

La peintun décorative n'a pas trop à enviera la vieille Europe. La décoration de plusieurs de nos églises et chapelles en font foi. Nous attirons

en particulier l'attention de nos lecteurs sur celle qui a été faite, cette année, à l'église de Maisonneuve.

La peinture de tableaux a eu aussi des adepte- nombreux. Le premier peintre canadien fut l'abbé J. A. Aide-Créquy, né à Québec le 6 avril 1749. Il ne reste plus de lui que l'Annonciation du maître-autel, dans l'église de l'Islet. Ensuite, plusieurs autre- Canadiens français ont exercé l'art de la

couleur ; mais il n'y a pas eu d'artistes remarquables jusqu'à nos peintrecontemporains. Parmi ceux-ci les plus connus à Québec sont : le chevalier

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Palardeau, habile copi te, 'i111 ' ' ' ' ' '

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«H oigna plusieurs année la peint tu I [ew i Julien, p<

urtout artiste dessinateur. No acore au milieu d<

Boura trehitecte, décorateur et peintre de tabl< MM

Suzor I lôté, Saint ( lharles, Dell Gill, Dionnet, tous peinti bil<

Les principaux Canadien* anglai qui pratiquent actuellement la bure avec succès Bont MM Brymner, I Julien, Harri Brownellet PeeL

L'art du mevble} au Canada, subit nécessairement l'influence d français, anglais et américains. Le mobilier est 'loue varié et a] un peu à tous les genres ; mais les styles Louis XV et Louis XVI sont particulièrement estimés.

L'art est «loue en progrès aussi au Canada, et plusieurs des nôtres "rit obtenu des succès remarquables dans les trois arts «lu dessin. Pour ce qui concerne l'architecture, par exemple, il suffira de rappeler que deux architectes montréalais Boni arrivée l'un deuxième et l'autre troisième, d des concours ouvert-, ces dernières années, aux archit n l'empire.

Puis les chaires d'architecture et d'an- décoratifs établi* McGill et l'Ëcole polytechnique, ainsi que les écoles d'arts accentueront Bans doute l'élan lionne aux études artistiques : de sorte que non- pouvons ht

nue le Canada prendra une place de plus en plus importante dan- tous les travaux qui relèvent de l'esthétique.

Pour plus de développements sur l'histoire de l'art, et en particuliersur l'histoire de l'architecture et de l'ornement, on peut consulter les ouvrages suivants: Roger Peyre, Histoin générait des beaux-arts; P. Gaborit, Manuel d'Archéologie ; L. Cloquet, L'art monunu ntal, en brochu

x ont paru); L. Libonis, Les styles enseignés par V pi : les ouvra -

de la Bibliothèque de l'Enseignement des beaux-art- : Emile Bavard. L'art de reconnaître les styles ; Speltz. The Styles of Ornament : enfin Owen Job La grammaire de l'ornement, et A. Racinet, L'ornement polychrome. Ces deux derniers ouvrages sont volumineux et renferment un grand nombre de belles planches en couleurs ; mais aussi ils sont dispendieux.

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156. Conclusion du deuxième livre. Après avoir passé en re tous les styles, on 3e demande naturellement Lequel doit être employé de préférence pour tel ou tel édifice. Xous croyons pouvoir poser en principe que le style qui s'adapte le mieux à une construction déterminée est celui qui a été employé à L'origine pour ce genre de construction. Ainsi Le style yptien se prête bien aux monuments funéraires ; Les styles grec, romain et Renaissance, aux châteaux e1 aux édifices publics ; les styles byzantin, roman et gothique, aux églises : enfui Les styles modernes, aux décorations intérieures. Néanmoins un architecte de talent peut adapter un style quelconque à toute- Les exigences, et L'interpréter suivant Les besoins de toute const ruction projet»

Nous L'avons vu, tous Les styles peuvent se rat tacher à deux principaux : le classique (grec et Le gothique. Ce sont les deux grands systèmes de construction en usage jusqu'à nos jours, mais deux tout à fait

opposés. ( S'est pourquoi, quel que soit le style choisi, il faut le rattacher à l'un de ces deux mode- et en suivre L'esprit.

Nous avons l'avantage de pouvoir mettre à profit Les expériences des générations antérieures à La nôtre. À nous de consulter les différente- pha* de l'art, de les étudier, de les comparer et d'en tirer ce qu'elles ont de meilleur.

San- vouloir réunir des qualités incompatibles, nous pouvons, en reproduisant le style d'une époque, ne pas le copier servilement ; rien n'empêche de suppléer à ce qui lui manque par le recours à des moyens que ne posî daient par les architecte- du temps, et qu'ils auraient certainement mis à profit s'ils Les avaient connus. Par exemple, tout en conservant au style roman la gravité et L'apparence de solidité qui lui conviennent, pourquoi pas lui prêter, si Les circonstances le permettent, un peu de c élégance, de cette ornementation qui, trop souvent, lui faisaient défaut .

Sans doute, tout l'édifice, dans sa construction et sa décoration, doit présenter de l'unité, cette4 conditon première de la beauté. Mais comment faut-il comprendre cette unité de composition ou de - \)aw- le m

1 On trouve de b le roman ainsi modernisé dans plu ;cle

dernier: basilique Montmartre, cathédrale de Marseille, etc. Pour ceux qui trouvent le gothique trop dispendieux, il n'y a pas de meilleure ressource, selon nous, que dans cet autn Ligieux, car

"1 architecture romane, rationelle dam .position, nobl ère dans son ensemble, est p

être le type le plus vrai de l'art chrétien." Kdm. ( rUlLLAUME,

UT 1)1 II Ml' M' »DI

le plu le d'un monun

une < "li o, un château, un i lu une bourse, n'auront :

rence et le môme cachet ;et i >nomi<

i ment ce que l'on peut appelei l< Un éd

de i \ le parce < [u'on n'\ trouve p fonn( irel ' ■ < toniqui

ments d'une époque déterminée ; mai* il manque : 1 1 1 .- - i «I le lorsqu'il n'a pas de cachet, de cara< suffisamment pi "L'unité du

style sera donc l'accord de tout< l( s parti* ordonnant dam une !..

munie parfaite el concourant à produire une impression

"Il y aura dans l'édifice unit»' de style et harmonie, si l'archit avoir arrêté son plan, les dispositions de la construction, dével la complète, l'enrichit par l'ornementation Bans troubler en sorte que toutes les parties de Bon œuvre restent le fruit de la ml ception, s'harmonisent parfaitement et concourent à donner au monunu ce caractère, cette physionomie dont nous recevrons une impression, i l'unité de style ainsi comprise, non seulement permet, mais réclame que 1 chitecte procède avec liberté. . ."

"En mettant ainsi à profit les ressources du passé, non- n'aui la

gloire d'avoir créé des systèmes nouveaux. . . Mais du moii a qui vien-

dront après nous, n'auront pas trop à blâmer notre œuvn Annn P. GaB Kir.

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