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LE PAVILLON DES HUIT PARADIS

(Détail de la voussure , des stalactites du dôme et de la lanterne.)

est charmant de coloris, de grâce souple et molle; les murs sont enluminés de peintures décoratives, et chacune des portes accédant aux pavillons fut plaquée d’argent ciselé et niellé.

Là se résumait l’art civil de la Perse islamique. Elle eut des palais royaux, des caravansérails, des bazars; jamais d’hôtels ap partenantàdehauts dignitaires, ainsi qu’il en fut dans le khalifat arabe. Les maisons des grands seigneurs n’étaient que de misérables constructions de pisé, d’où l’art se trouvait exclu et qui n’eurentde luxe que celui des tapis et des tentures. Pas une ne peut être mise en parallèle avec celles du Caire, avec ces hôtels splendides du beïn-el-kasreïn et du beïn-es-sonreën élevés sur les ruines du palais des khalifes fatemites par les visirs et les émirs des sultans baharites et bordjites pendant tout le cours des xive, xve et xvie siècles, et dont Jean Thénaud, qui accompagna André Le Roy, envoyé de Louis XII auprès du sultan El-Ghoury, nous a laissé cette curieuse description :

« Audict lieu vint à nous un admirai de par le souldan avecques certains Mammeluz, chevaulx et asnes

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CARAVANSÉRAIL DE PASSENGHAV.

(Plan.)

pour nous conduire au logis que nous avoit assigné le souldan; que avoit faict bastir ung sien secrétaire sur une fosse du Nil, auquel six ou sept belles salles pavées de marbre, porphyre, serpentine et aultres riches pierres

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