‹ L'art persanChapitre 72 sur 98 · IC · texte numérisé non relu

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la pièce fut conservée jusqu’en 1797, leur couleur verte, violette et rouge les fit prendre pour des émeraudes, des hyacinthes et des rubis.

Cette recherche des belles colorations fut, du reste,

lampe de mosquée. (Collection Spitzer.)

la préoccupation constante de la verrerie sassanide. Au témoignage des Grecs, des morceaux de verre de cou-

leur, sertis dans les tapisseries de Ctésiphon, y figuraient les corolles des fleurs ou les joyaux dont les personnages mis en scène étaient parés. Sans doute, il en fut de même sous les dynasties khalifales. Malheureusement, rien des œuvres de cette époque ne nous est resté.

Il semble, toutefois, que les produits des ateliers arabes d’Egypte et de Syrie surpassèrent toujours ceux des verreries persanes. L’Égypte avait de temps immémorial connu l’art de souffler le verre et l’avait même poussé fort loin. Au xie siècle, la suprématie lui en appartenait encore, bien que les villes méditerranéennes du khalifat eussent acquis une célébrité incontestée. Nassiri-Khosraou dit au cours de sa description d’Haleb (Alep) : « Les verreries d’Haleb sont transportées dans tous les pays pour être offertes en présent. Nulle part, dans le verre bleu, monde entier, on ne fait de plus beau verre. » (Musée des arts

décoratifs).

Et cette appréciation de l’auteur persan se trouve être confirmée par le témoignage de deux auteurs arabes, Ibn-Abou-Thay-Yahyah-el-Habby et Abou- Hafz-Omar. Puis, Nassiri arrive en Égypte et parle avec admiration du beau verre de Masr « couleur d’émeraude ». Deux siècles plus tard, — ier janvier 1277, — les verreries de Tripoli sont l’objet d’un article spécial du traité conclu entre Bohémond VI, prince d’Antioche, comte de Tripoli, et J. Contarini, doge de Venise.

« Et si Venicien, est-il stipulé trait verre brizé de la ville, il est tenuz de payer le dhime. » Enfin, El-Mou-

quadrassy parle des verres de Sour (Tyr) taillés à la meule, mais jamais aucune mention n’est faite des verres persans.

Aujourd’hui, les plus anciens auxquels on puisse

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