‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 48 sur 150 · Brossette, loc. cit · texte numérisé non relu

Brossette, loc. cit

" 3° Corbin était l'ami de Du Souhait ; et ils rimaient ' tous deux à peu près dans le même goût. Il avait " traduit la Bible mot à mot. Voici des vers de sa façon, " que M. Despréaux avait retenus :

'•'• A M. Du Souhait. Odelette :

" Qui t'a, mon du Souhait,

" Dicté tant à souhait

" Le vers qui te renomme ?

" Ces vers ne sont pas tiens ;

" Un homme je te tiens ;

" Ces vers ne sont pas d'homme ('). "

Ce Jacques Corbin eut pour fils l'avocat Jacques Corbin, que Despréaux fait " enrouer ", au vers 36 de sa maigre Epître de l'Huître. Cet avocat fut précoce ; " il plaida sa première cause à quatorze ans, et ne plaida " pas mal pour son âge. Martinet, célèbre avocat, fit " alors cette Epigramme :

" Vidimus attoniio pueruin garrire (^) Setiatu , " Bis pueri, pueruin qui stupuere senes. "

Jacques Corbin, son père, le poète, " offrit (raconte "encore Brossette) un tableau votif à Notre-Dame, " pour obtenir à son fils un heureux succès dans sa " plaidoirie, et mit ces deux vers au bas du tableau :

" Vierge au visage bénin, " Faites grâce au petit Corbin. "

L'intention était excellente, mais l'inscription ?... ! Corbin fit beaucoup d'autres vers pleins de bonne intention. 11 rima une Franciade, ou Vie de saint François, en douze chants, de laquelle il fut le premier — peutêtre aussi l'unique — admirateur. 11 traduisit lui-même son admiration dans ce quatrain enthousiaste :

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