‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 65 sur 150 · La dcf. etc., p · texte numérisé non relu

La dcf. etc., p

" lement à ses préceptes ('), ne fût-ce que pour prati- " quer celui-ci de notre Horace : Et mihi res, non me " rebiis subniittere conor. Mais il faut que l'événe- '' ment justifie cette hardiesse ; et dans une liberté de " cette nature on demeure coupable, à moins que " d'être fort heureux (^). "

Racine avait raillé très plaisamment les petits esprits qui croient un peu trop niaisement aux règles de l'art, les honnêtes gens qui se font scrupule de se laisser attendrir à une belle Tragédie, où le poète enjambe un rempart élevé par Aristote ou par l'abbé d'Aubignac : " Qu'ils se reposent sur nous, dit-il, de la fatigue " d'éclaircir les difficultés de la Poétique d'Aristote ; " qu'ils se réservent le plaisir de pleurer et d'être " attendris ; et qu'ils me permettent de leur dire ce " qu'un musicien disait à Philippe, roi de Macédoine, " qui prétendait qu'une chanson n'était pas selon les " règles : A Dieu ne plaise. Seigneur, que vous soyez "jamais si malheureux que desavoir ces choses-là " mieux que moi (^).

Enfin Molière nous donne à entendre ce que c'est au fond que ces règles de l'art. Personne n'a mieux appris de l'art même à " franchir leurs limites ". Mais aussi comme il rit gaiement avec son Dorante, de " tout le savoir enrouillé des pédants !

Lysidas.

" Ceux qui possèdent Aristote et Horace voient

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