Œuv. etc., t. I, p
3. Menagiana, 3^ éd. 1715, t. I, p. 162. — Dans l'édition de 1693, je trouve cette remarque : " En ce, cas il faut supposer que Fonienay-aiix- " Roses n'est qu'un seul mot. Ceux qui font entrer oiii^ oui ow peu à peu, " et d'autres mots dans leurs vers, prétendent la même chose " (p. 55.).
Boileau n'était pas si accommodant ; jusqu'à la fin, il se montra observateur fidèle de ses propres décrets, concernant l'hiatus et la rime. Il avait 70 ans, quand il reçut du jeune poète Destouches certains vers louangeurs. Boileau remercia Destouches de ses " honnêtetés " ; mais il releva plusieurs négligences que le rimeur inexpérimenté s'était permises : " Cependant, Monsieur, puisque vous souhaitez que " je vous écrive avec cette liberté satirique que je me " suis acquise, soit à droit, soit à tort, sur le Parnasse, " depuis très longtemps, je ne vous cacherai point que " j'ai remarqué dans votre ouvrage de petites négli- " gences, dont il y a apparence que vous vous êtes " aperçu aussi bien que moi, mais que vous n'avez " pas jugé à propos de réformer, et que pourtant je ne " saurais vous passer, — " Car comment vous passer " deux hiatus aussi insupportables que sont ceux qui " paraissent dans les mots Ressuient et Renvoie, de la " manière dont vous les employez ? Comment souffrir " qu'un aussi galant homme que vous fasse rimer " terre à colère ? comment, etc •••(') ? "
Le P. Mourgues, dont le Zr^-/// parut pour la première fois en 1685, appelait l'hiatus : " Une faute con- " sidérable dans notre versification (^).
"Il est un heureux choix de mots harmonieux :
Segrais, dans sa Traduction de r Enéide, avait traité de " l'harmonie des termes " et parlé de ce choix : " Le poète, dit-il, doit être un peintre... Il peint avec " les mots, comme le peintre avec ses couleurs. C'est