‹ L'art poétique de Boileau (volume 2)Chapitre 49 sur 153 · I. Notes de CÉpigr · texte numérisé non relu

I. Notes de CÉpigr

l'art po^tk^ue. — III.

'^ Pucelle de Chapelain, et tant d'autres ". L*Épopée de Chapelain était une merveille avant d'avoir paru; on en savait le plan tracé en prose et ** les connaisseurs ** en étaient charmés; jusque-là que MM. d'Andilly ** et Le Maistre en parlèrent au duc de Longueville, ** comme d'un projet où la gloire de sa maison était ** intéressée ('). '* Chapelain lui-même fait savoir au public, par la préface de ses 14,000 vers, de quelles louanges son œuvre a été saluée avant d'être livrée aux imprimeurs. Et avec quelle modestie ce si ** bon ** homme " avait reçu tant de bravos intimes : ** Ceux '* qui me connaissent savent que je méconnais, et que, ** n'ayant jamais eu d'orgueilleuses pensées de la mé- ** diocrité de mes forces, je n'en ai aussi jamais dit que ** ce que j'en ai pensé. Ils savent encore que les louan- *' ges anticipées de quelques personnes officieuses " n'ont été souffertes par moi qu'avec beaucoup de ** peine, et que j'ai toujours appréhendé qu'elles ne '* m'engageassent à soutenir une réputation plus gran- ** de que ma faiblesse ne le permettait. "

Mais alors pourquoi le bon Chapelain écouta-t-il les '* éloges flatteurs " des Réduits ? Pourquoi mit-il sa prose en vers? Et surtout pourquoi fit-il imprimer (') } L'impression était alors, comme maintenant, un bien terrible écueil. Alors comme maintenant, on le savait, on l'écrivait. Corneille avait déjà dit depuis quarante ans :'* Je sais que l'impression d'une pièce en ** affaiblit la réputation : la publier, c'est l'avilir (3). "

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