‹ L'art poétique de Boileau (volume 2)Chapitre 79 sur 153 · I. Vauquelin, liv. II. — 2. Mém, etc., r* p · texte numérisé non relu

I. Vauquelin, liv. II. — 2. Mém, etc., r* p

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'* Je sais qu'un noble esprit peut, sans honte et sans crime, ** Tirer de son travail un tribut légitime.

Boileau expliqua à Louis Racine le sous-entendu de cette restriction : '* Quoique fort économe de son ** revenu, il (M. Despréaux) était plein de noblesse ** dans les sentiments. Il m*a assuré que jamais libraire *' ne lui avait payé un seul de ses ouvrages ; ce qui ** Tavait rendu hardi à railler, dans son Art Poétique^ ** (chant iv) les auteurs qui

** Mettent leur Apollon aux gages (Tun Libraire ;

*' et qu'il n'avait fait les deux vers qui précèdent :

**yîf sais qu^un noble esprit peut sans honte et sans crime " Tirer de son travail un tribut légitime^

** que pour consoler mon père, qui avait retiré quelque ** profit de l'impression de ses Tragédies. Le profit ** qu'il en tira fut très modique ; et il donna dans la ** suite Eslhei" et Athalie au Libraire, de la manière " dont Boileau avait donné tous ses ouvrages (').

Boileau ne prohibe que le ** sordide gain" ; mais îl appréciait à leur valeur les revenus honnêtes et le tribut royal d'une pension. Un jour même il s'étonna fort de la froideur que manifestait M"^^ Racine en face d'une bourse de mille louis. Racine était allé à Versailles, et sa femme l'attendait à Auteuil chez Boileau. A peine arrivé, le poète '* courut à elle, et l'embrassant : ** Félicitez-moi, lui dit-il ; voici une bourse de " mille louis que le Roi m'a donnée. Elle lui porta " aussitôt des plaintes conti*e un de ses enfants qui» ** depuis deux jours, ne voulait point étudier. — Une ** autre fois, reprit-il, nous en parlerons. Livrons-nous ** aujourd'hui à notre joie. Elle lui représenta qu'il

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