‹ L'art poétique de Boileau (volume 2)Chapitre 91 sur 153 · Ménag, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Ménag, 1. 1, p

3. V. Testament de M. Despréaux, Corresp. Édit. Laverdet p. 329. — D'après B. S.-P. (t. I, p. 30), l'actif total de Boileau, vers le temps de sa mort, se serait élevé à 185,000 livres.

pour le moins, que le désintéressement du iî/ezZ/r^ i danser, chez Molière :

Le Maître à danser,

** Vous vous appuyez un peu trop sur l'argent. L*in- ** térêt est quelque chose de si bas, qu il ne faut jamais ** qu'un honnête homme montre pour lui de lattache- ** ment.

Le Maître de musique,

" Vous recevez fort bien pourtant l'argent que nptre homme (M. Jourdain) vous donne.

Le Maître à danser,

*' Assurément ; mais je n'en fais pas tout mon bonheur ('). "

it

" Si l'or seul a pour vous dMnvincibles appas,

" Fuyez ces lieux charmants qu*arrose le Perxnesse,

'* Ce n'est point sur ses bords qu'habite la richesse;

D'Assoucy avait vu, si on l'en croit, les eaux de ce fleuve, et avait admiré là un prodige inouï ; à savoir qu'un faiseur de vers possédât un habit de rechange. Un jour où il lui arriva, à lui d'Assoucy, d'en posséder deux, un noir et un gris ; il annonça cette merveille à l'univers :

"J'ai vu de THélicon les eaux claires et nettes,

" Et j'en connais fort bien et le père et le fils ;

" Mais voyant qu'en ces lieux le dieu des chansonnettes,

" Apollon, maigre et sec, y mange son pain bis,

" Qu'il a quitté son luth pour prendre des cliquettes,

" Qu'il n'a plus son crin d'or, ni son char de rubis,

** Que ses Sœurs ne sont plus que de vieilles mazettes,...

'* Je n'eusse jamais cru que le dieu des Poètes,

" Pour vêtir ses enfants, eût vaillant deux habits ('). "

Miracle !

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