V. Édition de
*' cela n'cmpcchc pasciu'il n'y ail dct bonnes choses, par- '* ticLilièrement touchant 1(îs ptîrsonnes célèbres de son " temps ('). " Mais enfin Vauquelin était-il connu de Boileau? La plus forte preuve que j'en aie trouvée est celle-ci: Hrossette, dans son commentaire, renvoie le lecteur à Y Art Poétique du sieur de la Fresnaye- Vauquelin ('). Or lirossette est le miroir très fidèle de la science de son maître ; il annota les œuvres de Boileau sous les yeux, sous la dictée, d'après les indications et rectifications de l'auteur. Brossette eût-il nommé le poète contemporain de Ronsard, si Boileau n'avait eu aucune relation avec ce devancier ? Cela nous semble peu vraisemblable.
La preuve, au fond, n'est qu'une conjecture ; mais pour quiconque sait les rapports intimes du vieillard d'Auteuil avec son jeune interprète de Lyon, la conjecture touche presque à l'évidence.
Parmi les nombreux travaux sur la poétique française, publiés par le xvii^ siècle, mentionnons les suivants:
1° Les trois Discours de M^^^ de Gournay ; dissertations fournies de verbiage et d'ennui, où la savante Demoiselle propose comme parangons et modèles accomplis : le cardinal du Perron, le grand Ronsard, et Bertaut. Ce dernier, du moins, trouva grâce devant la justice rigoureuse de Despréaux.
2° \JArt Poétique de Jules Pilet de la Mesnardière. Ce médecin, membre de l'Académie naissante, entreprit, par ordre de Richelieu, les nouveaux règlements du Parnasse. Il devait en composer quatre gros volumes in-quarto; le premier et dernier parut en 1640. L'auteur s'y occupait de la Tragédie et de l'Elégie. Il