Ibid., p
Et cependant l'Empereur du Burlesque " eut des " approbateurs " ; d'Assoucy " trouva des lecteurs ". Hoileau en écrivant ce vers plein d'indignation et de regret, connaissait-il les noms de tous ceux qui applaudirent ou sourirent au sieur d'Assoucy ? J'en doute. Parmi ces noms il en est d'illustres ; si l'on en croit d'Assoucy lui-même, le premier, par ordre de dignité, fut Louis XIV, roi de France et de Navarre ; le premier, par ordre de génie poétique fut le grand Corneille ('). D'Assoucy raconte en maint endroit que le jeune roi lut ses vers et les goûta ; et qui plus est, il le dit et répète au roi en personne. — Sire.je vis " Votre Majesté... lisant mes vers à son petit coucher, " rire toujours et fort à propos du bon mot que bien " des courtisans qui riaient à contre temps, ne pou- " vaient attraper (^). "
Et ailleurs :
" Grand roi , l'honneur de l'univers, " Vous ressouvient-il de ma lyre, " Vous ressouvient-il de mes vers, " Qui tant de fois vous ont fait rire^ " Quand plus beau que le dieu du jour, " Couché, vous me faisiez redire " Mes chansons, et me faisiez lire " Mes vers aux yeux de votre cour (3) ? "
Du fond de la *' boîte aux cailloux ", d'Assoucy écrivait à la France dont il a '' entretenu l'esprit " et demandait à sa Patrie pourquoi elle se montrait marâtre à son endroit : Vous osez, France,
1. D'Assoucy prétend même que le Pape admira sa prose et fut charmé des Pensées du sieur d^Assoucy dans le saint Office de Rome.