‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 21 sur 258 · Ibid.^ p · texte numérisé non relu

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** tâchons d'amuser notre cher cardinal ('). Corneille! " lui a lu une comédie, qui sera jouée dans (pu^Ujuc! ** temps, et qui fait souvenir des anciennes ('); Molière " lui lira samedi l^rissotin, qui est une fort plaisante " pièce. Despréaux lui donnera son LiUrin et sa Poé- *' //(/uc.VoWk tout ce qu'on peut faire pour son service." Certes c'était bien quelque chose.

La marquise eut plus d'une fois la bonne fortune d'être invitée à ces banquets des muses, dont elle refaisait ensuite pour sa fille l'histoire et l'éloge. Elle disait le 15 décembre 1673: '* Je dînai hier avec ' monsieur le Duc, monsieur de la Rochefoucauld, " madame de Thianges, madame de la Fayette, " madame de Coulanges, l'abbé Têtu, monsieur de *' Marsillac etGuilleragues ;et puis on écoui3.\RPoé//ç!ie " de Despréaux, qui est un chef-d'œuvre. " Chefd'œuvre ! voilà le nom que portait déjà parmi le beau monde, ce recueil de droit poétique encore sur le métier.

Le 12 janvier 1674 : " M. de Pompone m'a priée *' de dîner demain avec lui, et Despréaux, qui doit lire ** sa Poétique. " Le 15 du même mois : '' j'allai donc " dîner samedi chez M. de Pompone, comme je vous ** avais dit ; et puis, jusqu'à cinq heures, il fut enchanté, ** enlevé, transporté de la perfection des vers de la " Poétique de Despréaux.

C'était donc partie gagnée. Boileau et son livre étaient assurés du succès. Mais il y avait un suffrage plus haut encore que celui des marquises, des ducs, voire même des princes. Le roi était l'admirateur du satirique, depuis que le satirique l'avait si délicatement loué. " Le roi, — je cite Brossette — voulait " que ^L Despréaux lui récitât tous ses ouvrages, à

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