‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 26 sur 258 · lîillaine était nommé dans la première édition, Ch. iv · texte numérisé non relu

lîillaine était nommé dans la première édition, Ch. iv

4. Le P. Rapin, selon toute vraisemblance. — Nous empruntons ce *' fragment" à l'édition de M. Gidel, t. IV, p. 133, note. Bussy n'a mis d'autre date à ce billet que celle-ci : " Chaseu, 26 août. " Nous n'hésitons point à y ajouter, 1674 : le contexte indique clairement une date voisine de la pubhcation àw Ljiirin et de la Poétique ; " mais aujourd'hui etc.." — Bussy éiait juste à cette époque en relations suivies avec le P. Rapin.

" Roi, lui ayant voulu faire une q^râce,en lui permettant "de faire imprimer tous ses ouvraji^es, fera tort ri sa *' réputation. Ouancl il les récitait par-ci par-la, c'étaient '* des frai^ments qui en donnaient une; httlhî idée, et " d'ordinaire il ne choisissait pas les plus fail)les en- " droits (') ; mais aujourd'hui que l'on verra le fort " avec le faible, que ses vers ne seront pas soutenus " de la prononciation et qu'on les verra tant qu'on " voudra, je ne pense pas qu'on les estime autant que '* l'on faisait quand on ne les connaissait guères. Quand " cela n'arriverait pas pour ses poétiques, il serait au " moins difficile qu'il sauvât son Lutrin, qui intéresse ** en quelque sorte la Religion. "

Les prévisions de Bussy étaient assez pessimistes. Les Poétiques reçurent des amis de Boileau les applaudissements que l'auteur s'était ménagés dans les salons de Paris. Un jour, vers 1680, le fils aîné de Colbert, marquis de Seignelay, taquinait spirituellement Boileau à propos de poésie. Boileau prit la réponse d'un peu haut et dit : *' Monsieur, j'ai toujours fait ma principale " étude de la Poétique ; tout le monde convient même " que j'en ai écrit avec assez de succès (^). " Il en fut de sa Poétique comme de ses Satires. Les familiers et les admirateurs crièrent tout d'une voix merveille ; les autres se mirent aussitôt en devoir de récriminer ou de se venger. Les rimeurs vivants attaqués ouvertement par cette nouvelle jurisprudence du Parnasse l'attaquèrent de tous côtés et avec toutes leurs batteries.

1. Bussy, Tannée précédente, avait écrit un billet louangeur à Despréaux. Peut-être avait-il entendu les lectures de XArt Poc'/ique, dans l'une de ces réunions, dont parle M'"^de Sévignésa cousine. Cette page est curieuse, en ce quelle nous confirme les succès de ces lectures, et qu'elle nous apprend ce détail : Boileau " ne choisissait pas les plus fai- "" bîes endroits. " Encore une fois, Boileau était un habile homme

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