‹ L'Art poétique (volume 2)Chapitre 7 sur 258 · A. P. Ch. IV, V · texte numérisé non relu

A. P. Ch. IV, V

législateur, nous joindrons les remarques, railleries et plaintes des victimes ; les sifflets ne sont pas moins instructifs que les applaudissements.

De temps à autre, avec réserve, respect et mesure, nous ajouterons à tout cela notre mot de louange, de doute, ou de censure. Notre commentaire est une histoire. L'historien a le droit de prendre fait et cause pour ou contre les personnages qu'il passe en revue, pour ou contre les événements qu'il déroule, pour ou contre les théories qu'il signale.

Mais, afin de ne point mentir à notre titre, nous laisserons presque toujours la parole aux contemporains de Boileau et de son poème didactique. Nous entendons les contemporains de Boileau, dans le sens strict du terme. Ce sont les gens de lettres de toute valeur, — écrivains titrés au Parnasse, menu peuple, et " racaille", — qui ont vécu, parlé, imprimé, entre les deux dates de la naissance et de la mort de Boileau, entre 1636 et 171 1. Notre livre contiendra fort peu d'autres noms propres ; mais ceux-là rempliraient à eux seuls un volume, si l'on y adjoignait une simple liste de leurs productions.

Entre ces deux dates, dont l'une est aussi celle du Cid, et à un an près, celle de l'Académie française ; dont l'autre est, à un an près, celle de Denain, tout le Grand Siècle est compris, '' agit, marche, et sexpliqiie(^)\

La vie de Boileau égala, peu s'en faut, la vie de Louis XIV. — "Sire, disait-il un jour au roi, je suis né " un an (il devait dire ^<^?/,r ans) avant \^otre Majesté, '' pour annoncer les merveilles de son règne. " Le poète mourut, quand les splendeurs de ce règne, ranimées

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