SALLE DES CONFÉRENCES
Nous voici maintenant dans une des plus belles salles C[ui existent à Paris. Son étendue, les proportions de son vaisseau, la richesse de sa décoration justifient à tous égards les suffrages qu'elle recueille.
Elle a été constituée par la réunion de trois salles différentes et de deux étages.
Sous Marie de Médicis, au centre^ montait un escalier d'honneur conduisant à une chapelle s'éclairant sur le jardin. De chaque côté, des salles d'introduction. Chal^ grin supprima et l'escalier et la chapelle pour construire là salle des séances du Sénat conservateur. A gauche, là
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salle d'introduction, à l'Est, devint la salle du Trône ; celle de l'Ouest, la salle des Conférences. La construction d'une nouvelle salle des séances pour la Chambre des Pairs, permit une troisième transformation.. La salle centrale où avaient délibéré le Sénat conservateur et la Chambre des Pairs, jusqu'en i84i, devint la salle du Conseil. Enfin,' sous le second Empire, toutes les cloisons tombèrent. Le plafond supérieur fut enlevé. Une coupole s'évida au centre et M. de Gisors fit de cette galerie unique une merveille d'ordonnance et de richesse décorative.
Dans la coupole, Jean Alaux, dit le Romain, a peint, dans la note claire, une allégorie. Dans les caissons, un élève de Gros, Brune, a noté diverses dates du second Empire. Aux extrémités, Lehmann a synthétisé cjuelques grandes époques de l'histoire de France. Sur la cheminée monumentale, construite en 1879, buste de la République par Clésinger. Dans un des panneaux latéraux, une tapisserie des Gobelins d'après le carton de M. Albert Maignan : Apollon et Dapfiné. C'est la première d'une série qui doit remplacer, dans les sept autres panneaux, les écussons peints après la guerre pour tenir lieu des tableaux historico-poli tiques que le second Empire y avait accrochés. La peinture d'histoire suit souvent les destinées des partis. C'est pour mettre la décoration de la salle des Conférences à l'abri de ces vicissitudes qu'en 1896, M. Challemel-Lacour, alors président du Sénat, consulté sur la nature des sujets à traiter pour orner cette belle salle, écarta l'histoire comme le portrait pour donner ses préférences 8iux Métamorphoses d'Ovide, qui n'éveillent aucune susceptibilité politique et fournissent aux artistes les éléments les plus divers d'une décoration littéraire. Ni trôné^ ni auteL L'ancien Olympe I