LH. — MEUSE
Bar-le-Duc. Saint-Pierre. — Transept. A l’extrémité môridio-
nale surgit la Morl^ statue d’un réalisme saisissant (fig.
368). Cette singulière composition, due au ciseau de Ligier Ricliier (xiv® siècle), se trouvait autrefois dans l’église collégiale de Saint-Maxe et ornait le mausolée de René de Châlons prince d’Orange, lequel, blessé mortellement au siège de Saint-Didier, manifesta le désir macabre (( qu’on fît sa portraiture fidèle, non comme
Fig’. 366,
Fig, 367.
il étoit en ce moment, mais comme il seroit trois ans après son trespas ». Et de fait, l’artiste choisi par sa veuve, Anne de Lorraine, a suivi scrupuleusement la volonté dudétunt. Il 1 a représenté sous l’aspect d’un cadavre décharné, en complète décomposition, les os couverts de lambeaux de chairs pendantes et gluantes, la poitrine et le ventre défoncés, laissant voir les organes internes ratatinés tout grouillants de vers ; ce cadavre est donc plus nu que s il était recouvert de sa peau.
maison Sept péchés cnpilnux^ exécutées avec une lilmrté et décorai, curs. »
dont la façade est ornée d’anciennes sculpturer une naïveté qui cnarouchcront aujourd'hui nos