‹ L'art profane à l'église (volume 2)Chapitre 58 sur 183 · A HT · texte numérisé non relu

A HT

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relif-ieuses de l’ordre du Suinl-Ksprit, manquèrent à ce point d’esprit par sainteté, qu’elles lirent odieusement détruire ce chef-d’œuvre.

Elles s’en remirent à un

hadigeonneur du nom de Bertrand (]hevaux, qui couvrit les élus de robes brunes et voila de flammes les nudités des réprouvés. On a heureusement pu restaurer en grande partie cette précieuse composition, telle que le maître l’avait conçue.

Ce tableau se compose de sept cases : en bas et à gauche les bienheureux « pauvres d esprit » entièrement nus (fig. 256- 258) ; à droite, les réprouvés (lig. 259-261)5 au-dessus, le Juge et ses Assesseurs qui, moins intéressants pour notre sujet, ne figurent pas dans nos gravures. Le compartiment du milieu^ le quatrième, est occupé par un saint Michel, de grandes dimensions, pesant les âmes (fig. 262). On voit une femme sur le plateau des élus et un homme sur celui des réprouvés. Pour établir un juste équilibre, l’artiste a placé, au-dessous de la première, un bienheureux qui remercie le Justicier céleste et, au-dessous du second, une condamnée qui implore en vain sa réhabilitation. I) ailleurs, dans chaque compartiment, pour ne pas faire de jaloux, les sexes ont été égali-

Fig. 2oo.

monter sur sa mule, d’aller au lieu où les enfatus avaient été pêchés et d’édifier un hôpital pour recevoir les nouveau-nés délaisses, a 1 endroit ou sa monture

s’aifcnouillcrait. Sailli Vincent de Paul n’a rien invente.

Voici pour riiôpital du Saint-Esprit de Home. Quant a celui de Dijon il serait du à un vieil fait parle duc de llourKOK.ie, Eudes III, pendant une violente leuipete lorsqu’il partit pour la Terre Sainte ; mais Pei^uot a demoulre que ce départ .lérusaleni apparlieiil à Hugues III, fondateur de la ^an.te-(. lapelle de Dijon iii HTi, et iiullenicnl ùEudes III, sou 111s, fondateur de 1 hôpital de la meme xilk ,

en 1204.

COTK-D OU

Fig'. 2o9-261. — Côté des damnés.

l/ A R r R R O r A N Fi A L F G Fi I S li

ses. La partie du tableau qui représente l’exoJo des élus au céleste séjour n’a d’autre intérêt que la nudité absolue des persoima}-es,

contraire à la tradition de l’art chrétien ; quant à la inarcbe ^ des

péclieurs vers l’abîme, elle olîre de curieuses particularités.

b*"' Compartiment (fig. 2o9). Un homme courbé se mord la main gauche et se tire l’oreille, de l’autre main ; une jeune fille se tord les mains ; et un voisin envoie sa malédiction ou sa supplique au Juge suprême.

0e (Fig. 260). Un homme s’accroche à la chevelure d’une femme qui tombe aux enfers ; un autre

damné regarde avec elfroi le gouffre infernal, et une femme, placée en avant, l’étreint avec la force du désespoir, tandis qu’un pécheur couché lui saisit les cheveux.

7e (Fig. 261). Un réprouvé, les poings crispés, entraîne une femme dans sa chute ; une autre condamnée se cramponne au mollet et aux cheveux de ses voisins. Au-dessus du groupe qui dégringole vers l’abîme, un couple le suit et roule la tete la premièie, 1 homme est saisi par un autre qui tire la langue, en disparaissant dans les

flammes vengeresses.

Fig. :202.

Brétinières. — Cette église est placée sous le vocable de saint Phal, qui avait aussi une chapelle près de Leuglay, réputée par son pèlerinage des femmes stériles et construite sur l’emplacement d'un temple de Dacchus où l’on adorait le phallus, d’où le nom du saint dispensateur de la fécondité.

COTE-dV) R

Semer. — Millin donne le dessin d’un inotü* ([ui liistoriait rune des verrières de cet édifice (fig. 205). L’artiste a vraisemblablenient voulu représenter un vendangeur nu, contrairement à celui qui ligure sur la porte de la Vierge, à Paris, et foulant le raisin dans la cuve. 11 est possible encore que nous ayons simplement sous les yeux un personnage du sexe féminin prenant un bain, ou attendant le baptême par immersion. Le champ aux conjectures est ouvert ^ .

Fi^^ 203.

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