‹ L'art profane à l'église (volume 2)Chapitre 92 sur 183 · INDRE-ET-LOIRE · texte numérisé non relu

INDRE-ET-LOIRE

raire (lîg*. 323), comme le.s cadavres sur les dalles de la Morg'iie ; de là le nom de hxl'cmmc nojjée^ sous le([uel on la désig'iie dans le pays. Xe serait-ce pas la Marie Gaudin dont vient de parler Amelot de la lloussaie ?

Fig-. 32G. — Tirée de la Touraine ancienne et moderne.

3® Saint-Florentin. — Autre confusion possible. Stanislas Bellang-er place dans cette ég-lise le bizarre tombeau de la famille de la Bourdaisière (tîg-. 326), signalé par Amelot. C'est un sarcophage sur lequel le Christ mort est étendu, complètement nu. Au-dessous du Rédempteur, une ouverture ménagée sur le devant laisse voir une sainte Madeleine à demi-drapée. Autour du tombeau se groupent sept personnages peints, en costume oriental, trois hommes et quatre femmes. Joseph d’Arimathie, Nicomède et saint Jean sont les portraits de François et des deux fils, Jacques et Philibert de Jean Babou de la Bourdaisière, pour lequel ce tombeau en terre cuite fut exécuté, et dont le divin Sauveur

1 . Le premier, doyen de Saint-Martin; le second, évêque d’Angoulcme.

l’a UT PROFANE A l’ÉC.LISE

airecle les traits. Les quatre femmes comprennent la Vierge, dont la figure a été modelée sur celle de Marie Gaudin, épouse

Christ imberbe, entièrement nu et asexué (fîg. 327).

Une tapisserie d’Aubusson reproduit, dans tous ses détails réalistes, la scène obscène de Mme Putiphar « en punezie de luxe », suivant une expression pittoresque du moyen âge. Mais y a-t-il

édifice religieux, quand, au chef-lieu de ce département, il existe

ment déterminé. Ce curieux document est, il est vrai, peu connu des Grenoblois qui ne partagent pas encore les goûts de la belliqueuse Germanie, où la chair à canon tend à devenir la chair à plaisir.

1. Une composition analogue se trouve à Naples, chapelle du Saint-Sépulcre, dans l’église Sainte-Marie de Montoliveto ; plusieurs personnages en terre cuite, de Modanino, olîrent un intérêt artistique et historique : Nicodème est le portrait du littérateur Pontanus ; Joseph d’Arimathie est celui du poète Sannazar ; saint Jean et une autre figure retracent les traits du roi Alphonse II et de son fils Fernando.

de Babou, l’une des maîtresses du roi, et les saintes femmes fidèlement représentées par les trois filles de cette dame, qui lui succédèrent dans les bonnes grâces du galant monarque L Gabrielle d’Estrées, née au château delà Bourdaisière, était aussi de la même famille quasi-royale.

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