J. Art profane a l’écflise, en France, p
Dans la Ilaute-Bretagae, suivant Saintyves, un sanctuaire de Vénus est dénommeau i^ysiecle Sanctæ Veneris ; plus tard, par analogie phonétique, il passe nom de baint-Venier, ^ *
cule jadis consacré à Aphrodite qui porte une chapelle dédiée au Saint-Esprit*? Rien n’est chang-é que le nom.
Cologne. R Cathédrale. ■ — Dans une chapelle, on voit un tableau représentant le supplice de Sainte Ursule avec les onze mille
Fig-. 17 his. — Reproduite par P. Saintyves, dans les Saints successeurs des dieux.
vierges. Le tombeau de la martyre portait cette épitaphe : sancta VRSVLA, XI. M. V. Au lieu de lire: XI Martyres Virgines^ les compag-nes d’Ursule, un chroniqueur médiéval, Sig'ebert, rapporta : XI Millia Virgines ; de là l’erreur propagée par la suite-. Les reliques de ces vierges sont conservées dans des châsses vitrées et celles que l’humidité altère « sont remplacées par d’autres, toutes les fois qu’elles sont pourries », assure un voyageur digne de foi.
De tous côtés apparaissent des figures grimaçantes de diables, de monstres, de moines, etc.; « représentation des mauvais esprits que l’Église tient enfermés dans ses murs et soumet à son empire » .
2® Saint- Géré on. — Sur les stalles capitulaires sont sculptées
1. D’après cet auteur et A. Gayet, les Grecs, réceiumeut convertis et imbus des légendes mythiques de l’Egypte ({ui attribuaient la naissance de Sésostris a 1 intervention d’Ammon sous la ligure d’un épervier, rapportaient la naissance de Jésus au Saint-Esprit sous forme de faucon, tel que le représente la ligure 17 his, tirée d’une église copte chrétienne.
2. Les armes de la ville sont d’argent a onze flammes de gueules, en mémoires des vierges martyres.
une grande femme sans voiles \ difficile à identifier, et une néréide au buste nu, les deux mains sur les hanches^.
3« Musée Waltraf-Richartz. — Cette Galerie possède deux tableaux d'église intéressants : la Vision de saint Bernard (fig. 18), par
Marienlebens, où la Vierge prend son sein pour en faire jaillir du lait, et le Jugement suprême^ de Stephan Lochner (fig. 19, 20), qui donne un développement important au côté bouffon et satirique de sa composition. Si beaucoup de religieux se dirigent vers le Paradis, par contre, du côté de l’Enfer, Satan et ses suppôts agrippent et agriffent nombre de désespérés, parmi lesquels on distingue des personnages de marque, un roi, une dame galante coilfée de ses cornettes, en compagnie d’un pape, d^un cardinal, d’un archevêque et d’un moine. Cet adipeux tonsuré sachant que où il v a de la gehenne il n’y a pas de plaisir, est celui qui oppose la plus vive résistance.