III. — L'Arthrodèse mixte
ALBEE, en 1925, ajoutait à son premier D ronede strictement intra-articulaire, un volet iliaque rabattu sur le trochanter. K
FArRELz, en 1925, sur 10 cas d’arthrodèses opérés pour coxalgie ancienne la plupart, réalisait 6 fois une technique mixte, avec un dernier temps extra-articulaire, au moyen de greffon iliaque ou trochantérien. Il n’obtenait qu’une ankylose complète, en bonne position, contre 5 insuccès.
LERICHE, en 1928, présente à la Société de Chirurgie de Lyon, un malade coxalgique évolutif, opéré d’arthrodèse mixte, avec excellent résultat, anatomique et fonctionnel. Il a eu, depuis, 4 autres bons résultats.
CLAVELIN obtient, à la même date, un résultat également satisfaisant.
SorREL et DELAHAYE, en 1929, ont réalisé 10 arthro-
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dèses mixtes sur des hanches coxalgiques avec grosses destructions (pseudarthroses ou résections ballantes), avec 8 bonnes ankyloses, — 2 résultats trop récents pour être jugés.
Tel est, rapidement envisagé, le rappel des principaux travaux publiés durant ces dernières années sur l’arthrodèse de la hanche dans la coxalgie. Mais notre documentation eut été forcément bien incomplète, si nous nous étions borné à ne consulter que ces seuls documents.
En effet, les techniques décrites pour la première fois, il y a cinq ou six ans,-n’avaient pu donner des résultats concluants que ces tous derniers mois; ce sont ces résultats mêmes que nous nous sommes efforcés d'obtenir, en allant les chercher sur place, ou en les demandant directement à leurs auteurs.
ALBEE, Gi, ont bien voulu nous envoyer personnellement leurs tout derniers articles contenant leurs belles statistiques, que nous sommes heureux de pouvoir donner ici presque intégralement.
MM. MATHIEU, SORREL et DELAHAYE, qui doivent communiquer leurs résultats au Congrès de Varsovie, en juillet prochain, ont eu la grande amabilité de nous permettre de profiter dès maintenant: le premier de la statistique personnelle de son rapport, les seconds des éléments principaux de leur travail, et de leurs 29 observations inédites de Berck (dont il n’était paru que quelques résultats immédiats dans la thèse de leur élève Poisson). Nous leur sommes extrêmement
reconnaissant de nous avoir fourni de teis éléments de travail, ainsi que de l’accueil qu’ils nous ont réservé dans leurs services de Paris et de Berck.
M. LERICHE, M. SanrY, M. TAVERNIER ont bien voulu nous confier leurs observations inédites (arthrodèse mixte-enchevillement) ou longtemps suivies (a. intra-articulaire avec enchevillement), grâce auxquelles nous pouvons compléter heureusement l'exposé de ces techniques respectives.
Nous remercions vivement tous nos Maîtres Américains et Français de l’amabilité avec laquelle ils ont répondu à nos demandes et nous ont permis de rendre ce travail le moins incomplet possible.
Ainsi que l'historique même de cette thèse le laisse prévoir, c’est avant tout une étude générale des techniques employées et des résultats obtenus que nous nous sommes efforcé de fournir, seule mise au point actuellement possible de la question. Beaucoup des conclusions que nous en tirons, surtout en ce qui concerne les arthrodèses faites au début de la coxalgie, sont sans doute provisoires. Elles devront être confirmées ou reprises d'ici quelques années, à la lumière de faits nouveaux.
Le seul point original que nous apportions dans notre thèse est la description de la technique réalisée par notre Maître, M. le Professeur NovÉ-JossE- RAND, et par M. RENDU — modification de la technique de Hass dans l’exécution du verrouillage trochantérien — appliquée à 3 malades dont nous don-
nons 2 observations inédites.
Nous rappelons qu'auparavant MM. Nové-Josse- RAND et TAVERNIER, avaient fait 7 arthrodèses avec encheviliement, pour coxalgie ancienne, —- que, depuis, M. Nové-JossERAND a fait une arthrodèse extraarticulaire (Mathieu t. 2) pour coxalgie grave an-
cienne.