PAUL COMBES, DE RIVÉS
PAUL COMBES, s6 reloumnt vers De Rives.
Esi-ce qüe je me trompais? Nies-tu encore qu’elle l’aime? ,
DK RIVES.
Non. Je ne le nie plus.
PAUL COMBES
Eh bien! je te le dis, après y avoir milrem'ént réfléclii; dans l’état de santé de ta hile, si l’amour qu’elle ressent pour monsieur Gérard devait être malheureux, je ne réponds pas d’elle.
DK RIVES.
Que dis-tu ?
PAUL COMBES, luî prenant les mains.
Pour oser parier ainsi k un père, il faut que je sois bien convaincu.
Mais, que faire, alors? que faire? Les obstacles à ce mariage ne viennent ps de moi ; lu réponds de ce jeune homme, toi en (}ui j’ai une enlière conliance, tu dis l’avoir étudié depuis trois ans et n’avoir rien au monde à lui reprocher. Cela me suffit. Mais les difficultés viennent de sa mère et de lui. ^
PAUL COMBES
Il faut les vaincre.
DE RIVES
Aux prix de quelles démarches? Ahl... en ce moment, je ne suis plus joueur, je suis redevenu père.
PAUL COMBES
Je n’ai jamais douté de loi ; mais lu ne dois faire aucune
L’AHTiCLt: 47 5»
démarche, lu ne peux compromellrc la dignité; moi seul, puis agir, m’y autorises- tu?
DE RIVES
De tout mon cœur. Agis comme tu l’entendras. Toutes les convenances sociales doivent s’effacer devant le malheur qui nous menace.
PAUL COMBES
Bien. (A un domestique qui paraît au fond.) Que voulez- vous?
LE DOMESTIQUE
Madame Gérard et son fils font demander si monsieur peut les recevoir?
Paul combes.
Oui, faites entrer... (.4 tie Rites.) Salue, écliange deux mots, laisse-moi seul avec éux et envoie-moi (a fille dans un quart d'heure.
DE RivKSj lui serrant la main.
Merci!. merci!...