SCÈNE III
Les Mêmes, COILX..
marcëline, regardant Cora tandis qu’elle gagne sa place.
Tiens ! tiens I mais elle a fort habilement caché sa petite
LE PRÉSIDENT, à Cotü.
Messieurs les jurés, madame, désirent que voiis expliquiez ces mots : « Je veux mes traites, rcndez-moi mes traites,» proiiohcéâ, dit-on, par vous daûs le cdursde vôtre
difforraij^é.
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querelle avec l’accusé. D’abord, reconnaissez-vous les avoir prononcés?
CORA
Parfaitement, monsieur. •
LE PRKSIOÉAt. • ' .
EipHquez-les. -
CORA
C’est très-facile, je vois encore la scène. Je venais de retirer mes valeurs d’un coffret où elles avaient été enfermées pendant mon voyage et j’en vérifiais le compte, lorsque tout à coup l’accusé se précipite sur moi et me les arraclie. Je ne m’explique pas d’abord cette action, je crois qu’il plaisante, mais bientôt je ne puis me tromper. 11 est pâle, ému, et c’est en tremblant qu’il .serre ces traites dans le portefeuille où elles ont été retrouvées; « Mes traites, lui dis-je, je veux mes traites I » Il ne répond pas et se dispose à sortir.». Je le menace de crier au voleur s’il ne me rend pas ce qu’il vient de me prendre. li tire alors de sa poche un de ces revolvers que tous les hommes ont sur eux en Amérique, il l’arme, marche sur moi, et d’une voix contenue ; Taisez-vous ou je vous tue, me dit-il. L’indignation l’emporte sur la frayeur, je crie : il fait feu et je tombe. Je ne .sais plus ce qui s’est passé.
GEORGES, se levarit. -
Tu mens I tu mens ! je te dis que tu mens !
LE PRÉSIDENT
•Accusé, taisez-vons.
GEORGES
Mais, monsieur le prt'sident, c’est une infamie!
LE PRÉSIDE.NT
Je vous ordonne de vous taire!... Je no vous permettra i pas d’insulter la partie civile. (A /’ffuissier.) Qu’on appelle un témoin.
l'huissier, prh de la porte des témoins.
Venez !
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