CORA, MAZÏUER, DE MÉZIN, POTAIN
(Cora est assise am milieu du salon^ et cause avec les différents personnages de cette scène . Au lever du rideau, un domestique entre avec un plateau sur lequel se trouve un riche service à thé.
GORA, en préparant le thé,
Savez-yous, messieurs, que c'est fort aimable à vous de rester à mes côtés, lorsque là-bas... {elle montre le salon du fond) une partie est déjà commencée.
POTAIN
Ne me remerciez pas, chère madame, ne me remerciez pas, je suis toujours très-gracieux avec les femmes; tel j'étais au Havre, il y a huit ans, tel je suis à Paris, aujourd'hui.
DE MÉZIN, à Cora.
Ne vous étonnez pas de nous voir auprès de vous ; gardez
votre surprise pour le moment où nous commettrons la faute de vous quitter afin de.satisfoire nos vices.
coiu. "^
Flatteur 1 [A Victor Mazilier qui sort du fond et arpente la scène en se livrant à une pantomime animie. ) Umlim^ q^>yez-vou8 donc ?
MAZILIER, continuant sa promenade^ Ne faites pas attention, ne faites pas attention; je suis
mo^ tmt^iA^t.
Quiîl (rd}tj»meût?
MAZILIER, marchant vivement vers Cora^ et s^arritenU
court.
t0 docteur QomM q^'a ^écivri ({ue jepe ^érir^s iapais si je continuais à m' asseoir toutes le^ nuits à une tabie de jeu. Eh bien! je ne m*assieds pas, je joue en marchant, lorsqu'il y a un coup à tenir, j^âecours^ je dis: banco; je repars, puis je reviens pour voir si j'ai gagné ou perdu. Je sui§ fleyegii un joueur ^ql^ulant. De cette façon ipa §antë et mes passions vivent dans un accon) parfait, et (e J94 npt*est hygiénique.
UNB VOIX, au fond,
Mazilier, i) y a un banco à faire. (Les JoueuTs appellent: Mazilier L , . ^fçtzilierl • ..)
MAZILIER
Voilà! Voilà ! [Il s'élance\ers le fond aupa^ gymnas-tique.)
POTAIN
Il est superbe 1 Je suis fier d'être son ami. [Il suit Mazilier,)