SCÈNE
Les Précédons , RAYMOND.
RAVMOND.
Air : Vivent les amours.
Libre , dispos , et bien portant ,
Mais ne portant Jamais d'argent comptant , L'artiste rit à chaque instant , Et du présent il est toujours content.
Sans crainte , comme sans regrets ,
Pour aujourd'hui seul je fais Des projets.
Que m'importe le jour d'après , Le lendemain n'arrivera jamais.
Libre , dispos, et bien portant , Mais ne portant
Jamais d'argent comptant ,
L'artiste rit à chaque instant, Et du présent il est toujours content.
Bonjour , M. Edouard ; bonjour , ma fille.. (Appercevant Verbois et Bemolini.) Quels sont ces messieurs? ( Voyant qu'ils tirent leurs mémoires?) Je devine., mais ce sont de nouveaux visages, car je ne les connais pas., c'est charmant , je suis toujours sûr en rentrant chez moi , de trouver de la socie'té.
Air : Vaudeville de partie carrée.
Dans ce réduit qui fait seul ma demeure ,
Chaque jour je suis visité ; Ici , morbleu , l'on fait cercle à toute heure ,
En ministre je suis traité.
Mais de janvier jusqu'en décembre , Honnêtement toujours je les reçoi ; Jamais chez moi l'on ne fait antichambre , Et je sais bien pourquoi.
Edouard , lui donnant le papier que tient Verbois. Ce billet vous expliquera le motif de leur visite.. {Bas aux deux créanciers , pendant que Raymond est occupé à lire?) Descendez a l'instant chez moi., le propriétaire de la maison , au premier , et nous nous entendrons.
BEMOLINI.
Ma signor..
VILLE DE BRUXELLES - STAD BT.USSEL Archives - Archief
VEKKOIS.
Mail , moii.sicur..
Edouard , de même.
Taisez -vous , et partez., je suis désole qu'il vou* ait vus., mais c'est égal..
Raymond, après avoir lu.
C'est bon.. M. Bcmoliri , musicien. (Bcmolini salue.) M. Verbnis , marchand brocanteur et choriste de l'opéra.. ( Verbois salue) Qui tous les deux ont acheté toutes les créances.. Diable , mauvaise aflàire.. pour eux.
BEMOLINI.
Comment pour nous ?
Edouard , bas.
Je vous réponds qu'elle est excellente, si vous partez a l'instant.
RAYMOND
Je suis désole , messieurs , de ne pouvoir m'entendre sur le champ avec vous , mais j'ai ce matin une visite., un arlistc distingué.. ( A Emélie.) Monsieur Roussel , professeur au conservatoire , qui a enfin repondu par écrit a mon invitation , et qui viendra ce malin pour déjeuner , et donner leçon.. (Bas.) Il faudra même tâcher que le déjeuner soitsoigné.. parce que., vois-tu., ces grands talens.. çàmange.
Air : Vaudeville de la visite à Bedlam.
( ,4 Verbois.) Quant à vous , mon cher ami , Si vous voulez audience , Vous aurez la complaisance De revenir à midi.
Edouard, bas aux créanciers.
Je promets de tout payer , Même sans en rien rabattre ,
(Leur montrant la porte)
Si vous prenez l'escalier.
VERBOIS El BEMOLIN1.
Je les descends quatre à quatre.