‹ L'Asclépieion d'Athènes d'après de récentes découvertes: d' après deChapitre 21 sur 40 · I. — Les revenus du temple · texte numérisé non relu

I. — Les revenus du temple

Les fragments déjà cites des comptes de l'orateur Lycurgue sont presque les seuls textes que nous ayons sur les revenus de l'Asclépieion (2). II y est dit, comme on l'a vu, que la vente des neaux des victimes sacrifiées le iour dos Ascléoioia nroduisait

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poui'tant que les sommes fournies par les sacrifices offerts durant les Dionysies urbaines ou d'autres fêtes plus célèbres. C*était donc un des revenus de TAsclépieion que ces peaux des animaux égorgés pendant les solennités publiques : vendues par les soins des Ufonoiol, elles constituaient pour TEtat une partie du revenu appelé 8epp.aTtx^v.

Une autre inscription , mais de l'époque romaine, signale, sans entrer dans aucun détail, des -TcpoWot du dieu. C'est une dédicace ainsi conçue : « Dioteimos étant archonte , Théodôros , du dème d'Hestiaia, devenu prêtre d'Asclépios et d'Hygioia, a consacré (cet objet) des revenus du dieu (1). » Qu'était-ce que ces revenus? Nous n'en savons rien. Toujours est-il que TAsclépicion avait ses revenus particuliers et que, dans certains cas, le prêtre, à l'aide de ces ressources , faisait au dieu une offrande.

Nous ignorons si les cures nombreuses qui s'opéraient dans le sanctuaire étaient une source de bénéfices pour le temple et pour ses ministres. Il est probable que tous les soins donnés aux malades étaient gratuits. Peut-être certains médicaments étaientils vendus par les zacores ou par les employés subalternes, mais rien ne l'indique. La seule manière de s'acquitter était de consacrer au dieu un ex-voto d'une valeur plus ou moins grande, suivant la fortune qu'on possédait ou le degré de reconnaissance qu'on tenait h manifester. Des [jièces de monnaie figurent bien dans les inventaires de l'Asclépieion , mais elles sont là, comme le reste, à titre d'offrandes, de même que ces pièces d'or ou d'argent que les suppliants guéris jetaient en s'en allant dans la fontaine d'Amphiaraos(2). Les véritables richesses du temple étaient les dons de diverse nature dont la reconnaissance des particuliers couvrait les parois intérieures de la chapelle d'Asclépieos et d'Hygieia : c'étaient ces dons qui formaient le plus beau revenu de l'Asclépieion.

Quant aux dépenses faites pour modifier l'aspect du sanctuaire , élever des édifices nouveaux, réparer les anciennes constructions, etc., nous avons vu que la plupart du temps, c'étaient les particuliers qui s'en chargeaient, rarement l'Etat. Dansledernier cas, sur quels fonds étaient prises les sommes nécessaires ? qui conduisait les travaux? qui en était responsable? Nous n'avons

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là-dessus aucun renseignement. La même obscurité enveloppe toutes les questions d'économie intérieure , telles que Tentretien du temple, le salaire des fonctionnaii-es sacrés, etc.

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