ANTISEPSIE DES VOIES URINAIRES
L’antisepsie des voies urinaires a réalisé depuis quelques années des progrès considérables et cependant le chirurgien n’a pas encore à sa disposition des procédés d’une certitude absolue pour mettre son malade à l’abri d’une auto-infection. Ce n’est même que tout récemment qu’on s’est occupé de préserver l’opéré des dangers créés par l’infection due au chirurgien lui-même et à ses instruments. 11 est donc intéressant de résumer les essais qui ont été tentés dans ce sens.
On peut le dire sans chauvinisme, l’antisepsie des voies urinaires est une trouvaille bien française ; et nous ne sachions pas qu’à l’étranger on se soit beaucoup occupé de cette question. On le sait, il y a longtemps que M. Terrier en a compris toute l’importance et, bien avant les travaux de l’Ecole de Necker, notre maître insistait pour que l’on prenne, au cours des opérations pratiquées sur les voies urinaires, les mêmesprécautions quepour les interventions dans toute autre région du corps. En tous cas, il a préconisé le premier le biborate de soude à l’intérieur et la stérilisation des instruments employés pour Turéthrotomie interne, le cathétérisme, etc. Après sont venus les travaux des élèves de M. le professeur Guyon, c’est-à-dire les mémoires do MM. Tuffier, Albarran, Bazy, etc., et ceux de l’Ecole de Lyon (Roncet, Curtillet, etc.).
Aujourd’hui, tout le monde est d’accord: il faut no cathétériser un malade qu’avec des précautions inouïes (1).
(1) Voir, à ce propos : Rey, De l’antisepsie des voies urinaires. Thèse de Montpellier, 1890. — Reliquet. L’antisepsie des voies urinaires ava ni les théories microbiennes ; in Rev. gén. de cliniq. et de thérap., n° 10, 5 mars 1890.