‹ L'asile du Bon-Pasteur de Québec [microforme]Chapitre 34 sur 93 · SERRES · texte numérisé non relu

SERRES

au sujet de l’intéressante solennité de la fondation de votre maison en communauté religieuse, et je vous prie de recevoir mes remerciements pour ce témoignage de votre considération,

“ Elle devait être belle et imposante, cette cérémonie, par la grandeur de la circonstance et sa nouveauté pour la majeure partie de l'auditoire et aussi par la présence d’un nombre si considérable de prêtres et de Sœurs de Charité. Ce devait être un beau jour pour vous, celui où vous aviez la joie de voir vos peines et vos travaux couronnés par la fondation d’une œuvre si admirable de charité et de dévouement, qui devra sauver tant d’âmes et ajouter des bienheureux au ciel, où elles offriront des prières si ferventes pour celles à qui Dieu a permis de commencer et mener à bonne fin l'établissement d’un asile où elles ont eu lavantage d'acquérir le bonheur dont elles jouiront pendant toute l’éternité. M. le curé Auclair a eu la bonté, lui aussi, de m'écrire une bien charmante lettre à cette occasion.

“ C'était une épreuve véritable pour moi de ne pouvoir être présent lors de votre fondation en communauté; mais j'ai dû en faire le sacrifice,

‘ Toronto, 19 mars 1856 ”.

Le 7 février, M“ Baillargeon vint présider à l’élection des conseillères. La Mère Fondatrice fut élue supé-

rieure, la mère Marie de Saint-Vincent de Paul, assis-

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tante, la mère Marie de la Présentation, maîtresse des novices, la mère Marie de Saint-Charles, dépositaire, la mère Marie de Saint-Joseph, maîtresse des pénitentes.

A partir de ce jour, la communauté du Bon-Pasteur de Québec a pris rang parmi les congrégations religieuses de notre cité, régulièrement organisées, Elle en est restée la plus humble, mais non la moins féconde. Dieu l’a bénie plus encore que ne permettaient d'espérer ses

heureux commencements, ainsi qu’on va le voir par la

suite de ce récit,

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